Zoulag de Stéphane Desienne

couv61791532Il y a pas mal de temps, j’avais eu un délire avec l’auteur Stéphane Desienne sur Twitter. Le délire portait sur une biologiste nommée Mona Nuss (oui, il y a un jeu de mot xD) qui bossait en Finlande sur des zombies. J’ai été agréablement surprise de voir que ce délire a vu le jour en pulp de 100 pages nommé Zoulag écrit par Stéphane Desienne.

Hormis le délire du départ, à savoir le nom du personnage, le pays et le sujet d’étude, je ne savais pas du tout à quoi m’attendre au niveau du scénario dont voici le synopsis :

Mona Nuss est habituée à visiter le Zoulag Nord : tous les hivers, elle et ses collègues scientifiques s’y rendent pour réaliser des prélèvements sur les zombies qui y sont enfermés. Le froid qui règne sur le camp d’isolement à cette époque congèle les morts-vivants, leur permettant de travailler sans crainte d’être attaqués. Mais les choses sont différentes cette fois : à l’invitation d’Horace Trent, aventurier et star planétaire, la jeune femme devra s’y rendre en plein été. Une équipe de la BBC Reboot a obtenu de Bruxelles l’autorisation de tourner un documentaire à l’intérieur du Zoulag et Trent veut placer sa baignoire – une cage de verre – au milieu de la horde. Son but : observer le comportement carnassier des zombies, mais surtout rapporter des images-chocs qui feront le tour de la Terre et enchanteront les annonceurs. Mais on ne plaisante pas avec la mort. Surtout quand elle a faim et qu’elle marche au grand jour.

Zoulag est un roman totalement barré sur un fond de « docu animalier » en compagnie d’un présentateur charismatique, qui cherche à faire du sensationnel, une scientifique spécialiste en étude de zombie, avare en parole et loin d’être filmogénique (heureusement, l’équipe de tournage s’occupe de ça), qui l’accompagne parce qu’il fallait la parole du professionnel et personne d’autre n’était disponible, et des zombies qui hibernent mais n’estivent pas. On se retrouve donc avec deux personnes, plutôt opposés, enfermé dans la « baignoire » avec des zombies qui, pas très gentiment, tapotent la vitre de la cage en verre.

Le roman se déroule en deux parties, celle avant et celle après l’installation de la minuscule cage en verre au milieu d’un camp de zombies. Dans la première partie, on découvre Mona Nuss, le décor général (post-apo), le documentaire TV, son animateur, l’équipe TV (il y a un mec, geek, qui me fait délirer, d’ailleurs, je me demande s’il n’essaierait pas de draguer la chercheuse !?) et la mise en place du show. J’ai trouvé que cette partie manquait un peu de rythme par moment, mais pas pour longtemps car ça augmente crescendo pour être à son top durant la seconde partie de l’histoire.

Dans la deuxième partie du roman, on se retrouve dans la cage en verre inconfortable avec un petit côté claustrophobique qui en ressort et c’est palpitant (ou devrais-je dire Pulpitant) ! L’animateur a prévu deux-trois tours pour attirer les zombies sur eux (ou plutôt nous, vu que je n’ai pas eu l’impression d’être une spectatrice externe tranquillou assise à la maison, bien au contraire, je me suis crue dans la cage avec la scientifique et l’animateur). J’aime beaucoup cette partie, le rythme est soutenu, il y a du sang qui gicle, l’auteur arrive à nous plonger dans la cage donnant un effet très visuel de ce qu’il se passe.

Puis, pendant une bonne partie du roman, j’avais déjà une idée du final. J’étais persuadée que ça allait se finir comme je l’avais pensé. Mais non, l’auteur m’a entièrement bluffée, je ne m’y attendais pas du tout ! Aussi, j’y vois une critique des télés-réalité, où tout est possible, dont se mettre en grand danger, pour attirer l’attention, faire du buzz et être vu. Enfin, j’adore le titre Zoulag (en référence au Goulag, donc).

Conclusion : Zoulag c’est un pulp sympa qui se lit d’une traite !

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