Une forme de guerre de Iain M. Banks

couv32283886J’avais adoré L’homme des jeux du cycle de la Culture de Iain M. Banks, mais qu’est-ce que je me suis ennuyée en lisant Une forme de guerre, de ce même cycle.

Synopsis
Horza, l’un des derniers métamorphes, peut modifier sa forme à sa guise, ce qui en fait une redoutable machine de guerre. Il s’est engagé, aux côtés des Idirans, dans une croisade personnelle contre la Culture, cette immense société galactique anarchiste, tolérante, éthique et cynique. Mais son combat n’est qu’une escarmouche insignifiante dans la grande guerre qui embrase la Galaxie, entre la Culture et les Idirans fanatiques. Une guerre anachronique : une guerre de religion.

Mon problème avec ce roman est qu’il est rempli de longueur. Pourtant, j’ai apprécié suivre le personnage d’Horza et sa quête pour retrouver le Mental. D’ailleurs, c’est seulement ça qui m’a donnée envie de continuer l’aventure alors que je m’ennuyais déjà au premier quart du roman. Alors, ce n’est pas un ennuie par manque d’action, car il y en a ! Guerre, vaisseaux spatiaux, fuites spéciales, etc. Mon soucis, c’est que j’ai eu l’impression qu’il n’y avait pas de scénario intéressant autre qu’Horza à la recherche du Mental sur fond de guerre des religions.

Lorsqu’ils partent enfin pour la planète finale, j’ai commencé à prendre plaisir à lire le roman, soit le dernier quart. La façon dont les membres à bord du vaisseau doivent s’entendre et leur aventure sur la planète, je trouve ça bien fait et captivant. Cependant, j’ai trouvé l’une des révélations finales très « à la mords-moi le nœud ». Aussi le final donne un effet « tout ça pour ça ? », volontaire par l’auteur, que l’on aime ou pas. Je pense que ça aurait pu très bien passer, si le roman n’était pas aussi long.

Ceci dit, je trouve que l’auteur a réussi à casser le mythe du héros sur lequel la survie de l’univers repose et qui part du principe où une seule personne peut changer le cours des évènements interplanétaires (et planétaires). Mais, malheureusement, le roman comporte beaucoup trop de longueur, ça manque de scénario vraiment palpitant ou du moins d’enjeu autre qu’une classique guerre des religions, on ne sait pas grand-chose de la Culture, et la révélation un peu avant la fin m’a vraiment faite lever les yeux au ciel. Du coup, cette lecture m’a déçue et ennuyée.

Ceci dit, je n’en ai pas fini avec le cycle de la Culture. Car j’ai vraiment kiffé L’homme des jeux et son originalité dans le traitement de la guerre. Donc, je vais continuer ce cycle avec L’usage des armes d’Iain M. Banks, mais pas pour tout de suite.

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