Une aventure d’Alexia Tarabotti, Le Protectorat de l’ombrelle, tome 1 : Sans âme de Gail Carriger

couv10790484Parmi les livres du baby challenge SF de livraddict, j’en ai enfin trouvé un que j’apprécie, parmi quelques rares de la liste, c’est celui de Sans âme de Gail Carriger. C’est le premier tome des aventures d’Alexia Tarabotti, le Protectorat de l’ombrelle et je l’ai globalement apprécié.

Humour

Ce livre est rempli d’humour et de piques en tout genre. L’auteur a un excellent humour que ce soit dans les dialogues entre les principaux protagonistes surtout durant certaines situations qui ne prêteraient pas spécialement à rire. C’est le genre d’humour que j’adore et j’ai souri à pas mal de reprise. Les scènes qui m’ont faite le plus rire sont celles où Alexia découvre en vrai (et non image) le corps d’un homme nu et la façon dont elle agit entre la naïveté et la curiosité scientifique. J’ai aussi apprécié les piques (voulu ou non, je ne sais pas) envers l’ultra religion des USA, un pique bien placé comme il faut.

Les personnages

Les personnages principaux sont charismatiques et surtout Alexia Tarabotti, celle que l’on suit donc. J’adore son personnage à la fois naïf et curieux. Elle n’hésite pas à tester des choses par « curiosité scientifique » comme elle le dit. Elle est aussi une forte tête qui ne se laisse pas faire tout en vérifiant qu’elle est bien coiffée et que ça robe est bien plissée comme le voudrait la décence d’une femme de la société bourgeoise. C’est aussi c’est « contradiction » qui me font bien rire. Elle se retrouve dans des situations assez spéciales tout en vérifiant que sa coiffure soit ok lorsqu’elle agit de manière directe (supposé pas faite pour une femme de son genre). J’ai aussi bien aimé le Lord loup garou ainsi que le vampire pour leurs caractères et charismes. Ce n’est pas tout, quelques personnages secondaires sont aussi importantes et intéressants qu’ils soient sympathiques ou des têtes à claques (ses sœurs ou pire le médecin américain, d’ailleurs les commentaires par Alexia des actions de cet états-unien sont assez fandars).

L’histoire

Aussi j’ai apprécié l’histoire en elle-même, l’idée d’Alexia la sans âme et de ce qu’elle peut faire aux créatures supernaturelles mais surtout le pourquoi du comment des enlèvements/apparitions de vampires et loup-garou. J’ai eu des petites idées sur ce qui se trame vers la fin du livre, j’ai donc été bluffé alors que certains indices avant la fin/presque fin auraient dû me mettre la puce à l’oreille. J’ai donc apprécié cette histoire et son dénouement que j’ai trouvé bien foutus et bien amenés. Mais, oui il y a un mais, j’ai trouvé que la romance entre l’Alpha et Alexia était trop mise en avant par rapport aux restes et j’ai eu une perte d’intérêt pour le livre en son milieu à cause de ça. Heureusement, l’histoire a repris le dessus sur cette romance. Ceci dit, la romance est assez drôle (on est loin du gniangnian chiant des romances), d’un côté une fille lambda pas spécialement top model, forte tête, qui ne se laisse pas faire et de l’autre un loup-garou alpha qui a dû en connaitre des femmes. (Encore une pique de l’auteur sur l’idée que les protagonistes de romance/bitlit doivent être ultra top-modèle maigre et qu’un type genre loup-garou Alpha peut trouver une nana lambda non anorexique attirante, sans parler que son caractère l’attire énormément). L’évolution de ce duo est marrante aussi. J’ai l’impression que l’auteur se moque des romances dans les livres en nous en créant une hors norme par rapport aux autres livres de bit-lit et c’est vraiment réussi (comme dit plus haut, les moments où Alexia découvre le corps de l’homme, sont très drôles, entre ses pensées et ses actions, il y a de quoi sourire plus d’une fois). Juste dommage que ça prennent un peu trop le pas sur l’histoire par moment.

Ambiance

L’ambiance est sympa mais aurait pu être mieux retranscrite. C’est de l’urban fantasy dans un milieu steampunk, idée que je trouve géniale mais malheureusement je trouve que l’auteur effleure trop le côté steampunk. Quelques mots clés (machine à vapeur, électricité, époque victorienne) sont placés histoire de savoir que ça en est, et c’est tout. C’est donc assez frustrant lorsque l’on commence ce livre en pensant à la partie SF/Steampunk vu qu’elle est bien trop effleurée, voir quasi absente. On a plus d’information sur l’urban fantasy car l’auteur nous explique comment les loup-garou et vampires en sont venus à faire partie de la société au même titre que les autres humains en UK. Elle a donc développé un minimum ce background.

Conclusion

En conclusion, j’ai apprécié Sans âme de Gail Carriger bien que la romance (même si elle était drôle à lire) a eu tendance à prendre le pas sur l’histoire et même si le côté steampunk n’est pas développé. J’ai tout de même envie de lire la suite car j’adore le caractère et le personnage d’Alexia Tarabotti.

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