Quelles sont les couleurs des ténèbres ? de Lloyd Biggle Jr.

couv41789709Je me suis lancée dans la lecture de Quelles sont les couleurs des ténèbres de Lloyd Biggle Jr. par hasard pour un challenge. En plus c’est un roman de science-fiction polar (enquête d’un détective privée), donc tout pour me plaire apriori.

Synopsis
… « Les choses ressemblaient moins à des êtres vivants qu’à des monstres issus de cauchemars pour la télé…
… Le pur produit du délire créateur d’un artiste éthylique. Quant à leurs mains…
— Haut les mains ! aboya Jan Darzek, pistolet au poing » …
Au seuil du 21e siècle, la Trans-Universal venait de marquer un point capital avec une découverte qui allait balayer tous les moyens de transport de la société : le transmetteur de matière. Tout l’univers s’ouvrait brusquement devant l’homme. A moins que… Dès le premier jour des voyageurs avaient disparu.
Ce fut la première enquête de Jan Darzek, le détective du 21e siècle, le privé universel. Et pas la moindre…
Science-Fiction

Le problème de ce roman est qu’il souffre d’une platitude énorme. En fait, il démarre plutôt bien, j’ai été prise par le début. Une compagnie a créé la téléportation et propose le voyage entre deux pays éloignés (qui possèdent une station de téléportation) au grand public et pour pas cher. L’auteur d’ailleurs soulève quelques questions intéressantes concernant la concurrence et l’adaptation des autres compagnies de transport ne pouvant plus rivaliser face aux prix/rapides de la téléportation. Questions intemporelles qui se posent à chaque avancée technologique et qui possèdent son lot d’archaïstes ne voulant pas évoluer/s’adapter (tiens, tuent, ça sonne très d’actualité non ?).

S’ensuit des disparitions de personne, ce qui rend les choses intéressants. Pourquoi ? Comment est-ce possible ? Qui est derrière toute cette machination ? Sauf qu’en suite, ça devient platonique. Je n’ai rien contre l’ajout d’extra-terreste au scénario, mais comme on ne sait pas vraiment le pourquoi du comment, ça n’aide pas vraiment à s’intéresser à l’histoire. Pourtant, encore une fois, l’auteur apporte des questions intéressantes comme celle du critère de beauté des femmes. Comme juger celui d’une espèce que l’on ne connaît pas ? Quelques choses qui nous paraient hideux peut très bien être un critère de beauté pour quelques d’autres. Aussi, il aborde les possibilités d’utilisations d’avancés technologiques pour faire le bien et, du coup, son utilisation alors que c’est possible. Le cas présent est la techno E.T. qui pourrait aider à réduire la famine dans le monde alors que les ET, bien que gentils, ne font rien pour aider les terriens. Mais doivent-ils le faire ?

Donc les amis E.T. et leurs rôles, on ne sait pas grand-chose. L’enquête est plus que platonique et les personnages sont, dans l’ensemble, fades. Dommage car l’auteur pointent des réflexions vraiment intéressantes. Une lecture oubliable donc.

Reply