Niourk de Stefan Wul

couv53274749Je vous parle enfin de Niourk de Stefan Wul que j’ai lu il y a une semaine. Il fait partie des romans du challenge SF top 500. J’avais aimé la morte vivante de cet auteur, donc j’étais bien partie pour cette lecture.

Niourk c’est un roman SF jeunesse qui s’articule en deux parties. Dans la première, on suit « l’enfant noir » dans sa tribu et son devenir lorsqu’il en sort pendant une période et va la retrouver ensuite pour la diriger vers la ville de Niourk. La deuxième partie, on retrouve la tribu dirigée par « l’enfant noir » une fois dans Niourk.

J’ai appris, après la lecture de Niourk, que Stefan Wul n’a pas de fil directeur, il écrit au fur et à mesure de son imagination. Le problème c’est qu’ici ça se sent et ça rend l’ensemble bancal non pas parce que les deux parties sont différentes (la première plutôt apocalyptique, la deuxième plutôt « hard » science), mais parce que l’on a l’impression que l’auteur ne sait pas où est-ce qu’il va et ça rend l’ensemble bancal.

Evidemment, tout n’est pas mauvais, notamment avec le style du roman qui évolue en fonction de l’évolution de « l’enfant noir ». On part d’un style très simpliste avec des dialogues rudimentaires pour au final avoir des dialogues « pointus ». D’ailleurs ce procédé m’a fait penser au roman Des fleurs pour Algernon.

Aussi, on retrouve des thématiques intéressantes et souvent abordé dans la SF avec la religion et ses croyances, la technologie et son utilisation (on retrouve ça dans la seconde partie), etc. Mais le plus intéressant étant l’évolution de l’espèce humaine avec d’un côté l’évolution de « l’enfant noir » et de l’autre, l’évolution de la civilisation (cf la seconde partie que je ne souhaite pas spoiler).

La seconde partie est ma préférée, mais ça vient comme ça d’un coup, sorti de nulle part pouf. Mais au moins on a les explications concernant les poulpes radioactifs, de ce qu’est devenue la planète ainsi que les êtres humains.

Au final, ce n’est pas un mauvais roman à condition que l’on n’ait rien contre les auteurs qui écrivent sans plan et se laisse porter par leurs imaginations, du moins lorsque cela se voit. Le côté simple du roman fait qu’on le lit vite et malgré le côté bancal, on arrive à la fin sans problème. Le personnage principal évolue, les thématiques soient intéressantes, le scénario reste décousu, même si l’histoire se suit sans problème. Ceci dit, ce n’est pas une lecture impérissable.

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