Never Sky, tome 1 de Veronica Rossi

couv3148714Si j’ai lu le tome 1 de Never Sky de Veronica Rossi, c’est uniquement parce qu’il fait partie de deux challenges que j’aimerais fini ou presque. C’est une dystopie YA et comme toute celle que j’ai lu, elles n’ont rien de dystopique et ce n’est qu’un prétexte pour mettre à jour une histoire d’amour à la noix, avant c’était avec des vampires, maintenant la mode, c’est les « dystopies » et évidement Never Sky est un flop total dans le genre dystopie.

Le synopsis :

“Aria, 17 ans, a grandi dans une immense Capsule. Comme tous les Sédentaires, elle passe ses journées dans des mondes virtuels, à l’abri du danger.
Mais un jour, accusée d’un crime qu’elle n’a pas commis, Aria est bannie, abandonnée en pleine nature ravagée par les tempêtes d’Ether.
Sa seule chance de survie apparaît alors sous les traits de Perry, un chasseur aux cheveux hirsutes et à la peau tatouée.
Malgré la terreur qu’il lui inspire, Aria n’a d’autre choix que de lui proposer un marché … qui va bouleverser leur vie à jamais.”

Avant d’entrer dans le vif du « n’import nawak », je n’ai pas apprécié le livre pour d’autres raisons aussi. D’une part je l’ai trouvé très long et ennuyant. Certaines scènes ont dû rythmes mais elles sont entrecoupées de passages chiants. Je n’ai pas du tout apprécié le personnage principal de Aria, d’une naïveté et d’une chiantise à la laisse se faire bouffer. Heureusement, elle évolue durant l’histoire, mais elle n’en reste pas moins ennuyante à mes yeux. Ensuite, Perry, qui joue le rôle du « sauvage », déjà plus intéressant sans casser des briques non plus. Les deux vont évolués, heureusement et surtout on n’a pas une romance chiante et gniangniante (seul point positif du livre donc). C’est juste l’histoire de deux personnes qui vont devoir se faire confiance car chacun est la clé de l’autre pour retrouver quelqu’un qui leur est cher. Bon, voilà, j’ai résumé, il n’y a rien d’autre dans ce livre.

L’univers n’est pas du tout développé, c’est scientifiquement totalement faux et nul, la relation entre les protagonistes, même si elle évolue, n’est pas si intéressante à suivre (c’est du déjà ultra méga vu), il y a un manque de rythme dans l’ensemble et le style ne casse pas des briques non plus.

Pour faire simple, l’auteur crée un pseudo monde dystopique qui ne tient pas la route, irréaliste, scientifiquement faux, elle n’explique ni ne développe strictement rien au sujet de ce monde/univers. En détails voici ce que ça donne.

–          [SPOILER] Des gens, modifié génétiquement ? (on ne comprend rien, pas sûr que l’auteur ne comprenne elle-même ce qu’elle raconte d’ailleurs) vivent dans une sorte de « bulle aseptisée » où via une coque oculaire bionique, ils naviguent virtuellement dans d’autres mondes, régions, siècles etc. En dehors de cette « bulle », il y a les exclus, les sauvages, qui ont le comportement d’homme préhistorique cueilleur-chasseur et se revêtissent de peau de bête et ils sont sans technologique, sans parler des cannibales. Alors oui, il existe encore à l’heure actuelle des populations recluses qui n’ont aucun contact avec la « civilisation » actuelle. Sauf que dans cette « dystopie », ça sonne faux, cette disparité est non seulement ultra énorme (passage d’une zone à la technologie ultra avancé, alors que dans la grotte d’à côté (pas celle perdu au milieu de nul part, non à côté), il y a des sortes de tributs primitives. Bref, ça c’est la base de l’histoire.

–          Sauf qu’évidemment, on ne sait rien de rien. On ne connait absolument pas le contexte politique (vaguement expliqué vite fait de loin dans le brouillard, en fait non même pas expliqué du tout), ni comment ça s’est créé (il y a un ou deux repères de temps vaguement dit et totalement surréaliste). Pourquoi, ils poussent la technologie uniquement dans le domaine virtuel et non pour se rependre sur les terres au alentour ? On ne sait pas. Pourquoi il y a les sauvages et d’où viennent-ils ? On ne sait pas non plus. Bref, on ne sait strictement que dalle et pour une dystopie c’est tout de même un comble !

–          Niveau scientifique j’ai ri très fort, le pire étant le coup du système limbique, mais avant d’en parler. Je précise que l’on ne sait pas ce qu’est l’Ether, hormis une sorte de tornade/tempête dévastatrice. On ne sait pas d’où sort Cinder, un petit gars au pouvoir surnaturel, ni le pourquoi du comment. Les sauvages ont des sens ultra développés, comme l’audition, l’odorat où la vue. Et vu le laps de temps indiqué brièvement au début du livre, ce n’est pas possible que ces modifications génétiques hasardeuses se soient produites aussi vite en plus de toucher plusieurs sens durant le même moment. Enfin bon, d’un point de vu évolution c’est un peu trop d’un coup lol comme par hasard, sauf que c’est ce qui est expliqué dans le livre.

–          Le coup du système limbique dégénérant est clairement le truc le plus drôle de cette série. Je me demande si l’auteur n’à utiliser ce terme juste parce qu’il fait « scientifique » ?  Alors, le délire de l’auteur est que les gens qui vivent dans ses bulles ont une dégénérescence du système limbique (rire fort) parce qu’ils n’utilisent plus certaines actions qui leurs sont impliqués comme la douleur ou la peur qui sont inhibés chez ces gens là. Du coup, au final, les gens confondent plaisir et douleur, la peur devient excitante et ils ont des comportements psychotiques. Pour quelqu’un qui a fait un peu de neuroscience, je suis sûr qu’il rigole fort dans son coin tellement que c’est du n’importe quoi. Bon, imaginons qu’il n’y est plus de système limbique (impliqué dans les émotions mais pas que, j’explique ça plus bas), ils ne pourraient même plus avoir peur du tout par exemple, donc comment être excité par la peur ? vu qu’ils ne la ressentiraient pas. RIRE RIRE². Bon bref, donc déjà je me demande pourquoi est-ce que l’on utilise encore le terme système limbique, vu qu’il ne veut plus rien dire, m’enfin, c’est un nom donné à un ensemble de structure qui sont impliqués dans les émotions, peur, anxiété mais pas uniquement, ils ont beaucoup d’autres fonctions. Ces strictes sont : amygdale, hypothalamus, hippocampe, fornix, cortex insulaire. Hors, lorsque l’on voit le comportement de Aria ou d’autres présents dans la bulle ou les mondes virtuelles, ils utilisent constamment ce système limbique, même si on leur a inhibé la peur et la douleur (et les ragnoufs). En très simplifié et non exhaustif, l’hippocampe est impliqué dans la mémoire, pas d’hippocampe = amnésie (de suite, juste avec ça, on voit à quel point ce du gros n’importe quoi ce livre et le monde qu’elle dépeint… ils seraient tous atteints d’amnésie xD), l’amygdale c’est impliqué dans plein de chose : douleur, peur, anxiété, addiction etc., l’hypothalamus contrôle les réponses autonomes et endocriniennes. Maintenant je vous laisse imaginer l’état de la personne sans tout ça ou en version atrophiée car soit disant pas utilisé dans le livre ! Voilà, merci pour le fou rire Veronica Rossi, j’ai ri. [/SPOILER]

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