Mourir en Août de Jean-Baptiste Ferrero

couv31749604Passer une nuit blanche à lire un livre est généralement un bon signe et c’est le cas avec Mourir en Août de Jean-Baptiste Ferrero.

Synopsis
À Paris au mois d’août, on s’ennuie sérieusement. Le meilleur remède contre l’ennui, c’est LES ennuis. Et les ennuis, Thomas Fiera les attire à un point qui n’est pas raisonnable. Ancien universitaire en rupture de ban qui suite à un drame personnel est devenu enquêteur privé, Fiera promène son spleen et son humour caustique dans le monde des entreprises sur lequel il jette un regard sceptique et blasé. Recruté par le PDG de la société MC4 pour traquer un corbeau, un sale petit délateur sournois qui le met en cause auprès des médias, Fiera, flanqué d’une équipe d’aventuriers aussi improbables que dangereux, se retrouve embarqué dans un merdier infernal où il doit se farcir de faux druides, de vrais fachos et d’authentiques tarés en tous genres. Lui et ses quatre amis provoquent une forte augmentation de l’activité des pompes funèbres qui ne doit pas grand-chose à la canicule. Y’a pas à dire : Paris au mois d’août, c’est mortel !

Je n’ai pas trouvé l’histoire si original que ça. L’enquête est bien ficelé et bien mené mais j’y ai trouvé pas mal d’élément déjà-vu (dont le groupe néo-nazi par exemple) et donc, je n’ai pas été surprise par certains moments/évènements. Sauf que, le manque d’originalité ne me dérange pas si l’ensemble est très bien fait et c’est là toute la force de ce roman.

Le roman possède beaucoup d’humour notamment à travers le comportement de ses personnages principaux, surtout celui de Thomas Fiera. Ses répliques, sa répartie et ses conversations avec les autres membres de la team sont drôles (surtout lorsque le moment n’est pas très approprié). D’ailleurs les personnages sont tous charismatiques et chacun ayant son caractère et son rôle bien défini. J’apprécie Thomas Fiera mais aussi les quatre autres membres dont les deux femmes qui me font vraiment délirer (en plus j’aime bien le mode « bastooooooooon » de l’une d’entre elle). Je ne cherche pas la parité dans les romans (d’ailleurs je préfère un roman sans femmes, plutôt qu’un roman avec des nanas décérébrées reléguées aux statuts inférieurs, bref) mais ici et pour une fois, on retrouve deux nanas qui en ont plein dans le bide et qui n’hésitent pas à sortir l’artillerie lourde pendant que deux hommes rechignent à se battre, sont des boulets (dans le contexte de baston) et préfèrent la non-violence. Du coup, ça me plaît. Ça me plaît, car ça passe très bien et de manière tout à fait naturel (bien que je ne sois pas tout à faire sur que se trimbaler avec un arsenal et s’en servir si facilement soit tout à fait naturel, mais peu importe, dans ce roman, même ça, ça passe très bien).

En gros, il y a de l’humour, il y a de l’action, il y a un scénario bien ficelé, il y a de la nana qui en a dans le bide, il y a du rythme, il y a des personnages charismatiques, on ne s’ennuie pas et c’est un très bon roman policier. Que demander de plus ?

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