Millénium, tome 2 : La Fille qui rêvait d’un bidon d’essence et d’une allumette de Stieg Larsson

couv63415864J’avais adoré le premier tome de la saga Millénim de Stieg Larsson, voilà que j’ai autant adoré le second La Fille qui rêvait d’un bidon d’essence et d’une allumette.

Dans La Fille qui rêvait d’un bidon d’essence et d’une allumette, on retrouve la plume de Stieg Larsson, son sens des détails, la complexité des personnages, de leurs interactions et de l’histoire, tout en gardant son côté « engagé » en dénoncer la corruption et les façons dont son traiter les femmes. Thèmatiques encore très présentes dans ce tome, mais cette fois ci, l’aspect politico-économique est absent pour laisser place à des histoires mafieuses et de corruptions. Le traitement des femmes est encore une fois le centre de ce roman, que cela soit avec le passé de Lisbeth, que l’on découvre progressivement, ou bien la façon dont est traitée une policière. Ceci dit, ce roman possède aussi des femmes fortes et/ou émancipés pour nous montrer un panel de femmes différentes et qu’elles peuvent très bien tenir des rôles dominants.

Comme je disais plus haut, Stieg Larsson a le sens des détails. Il écrit avec beaucoup détails les choses au point de donner la liste de course que Lisbeth fait (oui, elle achète du PQ, comme tout le monde). Ca fait superflu et on aurait clairement pu s’en passer. Par contre, le brio de Stieg est de donner du réalisme à son récit grâce à ces détails, car même si certains passages auraient pu être supprimés, à aucun comment, on a l’impression que c’est écrit dans le but de faire du remplissage. Du coup, ces détails ne sont pas gênant, c’est aussi grâce à ça, qu’il arrive à me faire plonger dans son roman et son univers.

Ensuite, pour les personnages, je trouve Mikael Blomkvist toujours aussi chiant et fade, contrairement à tous les autres personnages, même secondaires. Ce tome est très porté sur Lisbeth, vu que l’histoire est maintenant centrée sur elle et sa vie, d’autant plus qu’elle se retrouve au milieu d’une histoire mafieuse et pas des moindre. On commence à la connaître, on comprend son comportement et le pourquoi du comment, dans ce second tome, les révélations sont données progressivement et les pièces du puzzle s’assemblent. Enfin c’est un roman qui carbure d’enfer avec un excellent scénario et bien qu’il fasse 700 pages, je n’ai pas réussi à le lâcher. Le final est tellement prenant, que j’ai enchaîné directement sur le tome 3.

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