Metro 2033 de Dmitry Glukhovsky

Metro 2033Un pote m’a récemment conseillé de lire Metro 2033 de Dmitry Glukhovsky. D’ailleurs, j’ai même le jeu vidéo sur mon compte steam, mais je n’y ai pas encore joué. La lecture du synopsis m’a vraiment emballée, donc je m’y suis mise avec une bonne opinion. Malheureusement, Metro 2033 a fini par me décevoir. Je n’ai pas réussi à aller jusqu’au bout du roman, j’ai lachée le livre à sa moitié, préférant passer à autres choses, quitte à lire le spoiler sur wikipedia. D’ailleurs, en lisant ce dernier, je me dis que j’ai bien fait d’abandonner.

Synopsis
2033. Une guerre a décimé la planète. La surface, inha­bitable, est désor­mais livrée à des monstruo­sités mutantes. Moscou est une ville aban­don­née. Les survi­vants se sont réfu­giés dans les pro­fon­deurs du métro­politain, où ils ont tant bien que mal orga­nisé des micro­sociétés de la pénurie. Dans ce monde réduit à des stations en déli­quescence reliées par des tunnels où rôdent les dan­gers les plus insolites, le jeune Artyom entre­prend une mission qui pour­rait le conduire à sauver les derniers hommes d une menace obscure… mais aussi à se découvrir lui-même à travers les rencontres improbables qui l attendent.

Le début m’avait vraiment enthousiasmée. Je n’ai jamais mis les pieds dans le métro de Moscou, mais l’idée  de faire un univers post-apocalyptique dans le métro d’une capitale ex-soviétique, ça fout déjà les jetons. Malheureusement, au fil de la lecture j’ai perdu intérêt pour le personnage principal. En j’avais déjà tiqué de travers lorsqu’Artyom (le personnage principal) rencontre Khan (un type qui se prend pour la réincarnation de Gengis Khan), j’ai pris le délire Khan pour une atteinte neurologique à force de vivre dans les souterrains de Moscou. Sauf qu’en fait, non, le livre contient bien une grosse partie de fantastique (entente de voix et télépathie). Alors, le fantastique ne m’embête pas du tout, lorsque c’est classer dans fantastique, hors ici, je m’attendais à un truc un peu « réaliste ». Bon soit, j’avais eu le même « choc » avec le polar Le livre sans nom d’Anonyme, mais comme c’était bien fait, je me suis laissée prendre au jeu du fantastique. Tout ça pour dire, que tout n’était pas perdu dans mon appréciation pour ce roman.

Le problème est que ce Artyom, qui est né à la surface tout juste avant la guerre nucléaire mais qui a vécu dans les souterrains grâce à un père adoptif, se voit confier une mission que l’on ne connaît pas sur un sujet que l’on ne connaît pas, lui non plus d’ailleurs, tout ce qu’il doit faire et de délivrer ce message à l’autre bout du métro. Bon soit. Sauf que le rythme est lent et il ne se passe pas grand-chose. Artyom arrive à une station, rencontre des gens, une péripétie, quelqu’un le sort de la merde, il va a une autre station, rencontre des gens, une péripétie, quelqu’un le sort de la merde, etc. après, j’ai arrêté de lire, car c’est beaucoup trop lent et monotone pour moi. Pourtant l’idée de croiser différents groupuscules politiques (Nazi, Communiste etc.,) est intéressant vu qu’en plus de lutter contre les « noirs » (sorte d’humains mutants), la population restante luttent entre elle pour défendre leurs bases, en récupérer d’autres (alias station de métro) et faire main basse sur des spots à denrées importantes. Donc il y a vraiment un background intéressant et que l’auteur semble réussi à développer un peu, à travers les yeux d’Artyom. Encore une fois, c’est vraiment une bonne idée, mais le rythme est trop lent, il ne se passe pas grand-chose et c’est chiant.

Un autre truc qui augmente la sensation de lenteur du récit et que j’ai l’impression qu’Artyom met des plombes (plusieurs heures) à aller d’une station à l’autre, sauf que même si Moscou est sûrement une grande ville et que le métro soit grand, la distance entre les stations ne doit pas être si énorme que ça. Du coup, je m’attendais à un récit plus dynamique, or ce n’est pas du tout le cas.

Enfin, il se passe environ une génération entre la guerre et le temps du roman, donc je trouve des dialogues un peu bizarre, ils parlent du passé et de la surface, comme si plusieurs générations s’était déjà écoulées. Mais, même si je trouve ça un peu bizarre, ce point ne m’a pas trop gênée.

Dommage, je n’ai pas réussi à aller jusqu’au bout de cette lecture!

8 Comments

  1. Reply

    Dommage que tu sois passé à côté ! Je l’ai dans ma PAL, et j’ai très envie de le lire, j’espère que je serais plus réceptive que toi !

    • Mortuum Reply

      Oui, ce n’est que mon avis et beaucoup ont aimé ce roman.

  2. Reply

    Curieux ce hasard : livraddict m’amène vers ton blog avec “Fondation” que j’avais aimé, mais je n’ai pas lu la suite parce que je ne l’avais pas. Et là, je découvre que tu as “presque” lu “Metro 2033” alors qu’un ami FB n’a que ce livre d’affiché. Ton avis me refroidit. Mais bon, je suis normalement bon public.

    • Mortuum Reply

      N’hésite pas à lire Metro 2033 pour te faire une idée, vu que je donne juste mon avis. Mais c’est vrai qu’apparemment il plait beaucoup.
      Sinon, n’hésite pas à lire la suite de Fondation, c’est purement jouissif 🙂

  3. Reply

    On a exactement le même avis… A ceci près que j’ai voulu le terminer pour voir si je manquais pas quelque chose sur la fin, ben non. Une lecture dont on peut aisément se passer alors qu’elle promettait tellement !

    • Mortuum Reply

      On doit être rare, vu qu’apparemment, énormément de gens aiment ce roman/

  4. Reply

    dommage que tu n’aies pas accroché! pour ma part ça avait été une bonne lecture!

    • Mortuum Reply

      Tant que le plaisir de la lecture est là, c’est l’importance 🙂

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