Matilda de Roald Dahl

couv23909094J’avais eu l’occasion de lire plusieurs livres jeunesses de Roald Dahl, que j’avais apprécié dans l’ensemble. Je me suis donc attaquée à Matilda, un roman très connu et très apprécié, sauf que malheureusement, je ne l’ai pas aimé dans son ensemble pour deux principales raisons : l’ajout de l’élément surnaturel alors que tout semble/laisse croire que l’on est dans un univers très réaliste, ainsi que l’utilisation abondante du nom des personnages (au lieu d’utiliser différents pronoms) dans les dialogues, ce qui alourdi le texte et le rend imbuvable par moment. Voici un exemple très représentatif :

« — Il dit toujours ça, remarqua Fred.

— Et quoi d’autre encore ? demanda Matilda.

— C’est à peu près tout, répondit Fred, mais c’est déjà pas mal, non ?

— C’est fabuleux ! dit Matilda. Tu veux bien me le prêter juste pour un soir ?

— Ah non ! dit Fred. Sûrement pas ! »

Pourtant le début passé bien. L’histoire de Matilda, enfant prodige dont ces parents sont des ultra méga beaufs ultimes, qui trouve toujours un moyen drôle de riposter à attaque de ses parents contre elle, afin de rendre plus agréable sa vie aux près de ses parents beaufs. Jusqu’au milieu de l’histoire, j’ai même trouvé que Roald Dahl ne se fout pas de la gueule des enfants via ce livre (et comme souvent d’ailleurs) même si les répétitions des noms sont horribles.

Puis à un moment donné, un élément surnaturel apparaît de nulle part wtf Oo Je n’ai rien contre le surnaturel dans les romans (jeunesses ou adultes) si le roman est estampillé fantastique où que l’on sait dès le départ que ces genres d’éléments vont apparaître parce que ça fait partie du scénario un peu fantastique. Bref, cet élément surnaturel dans un roman réaliste et sorti de nulle part m’a fait crisser des pneus. Au départ, je pensais que c’était un tour de Matilda, ce qui aurait été très logique et dans la continuité de l’histoire/récit, mais non, pas du tout. Ça m’a réellement gâchée la lecture, ce qui a été amplifié par ces répétitions dans les dialogues. Ça a beau être pour jeunesse, ça n’excuse pas tout. Du coup, j’ai passé à la trappe les questionnements/morales que cache ce récit, tellement que j’en avais marre. Pourtant il y avait des réflexions intéressantes, notamment avec la phrase : «  les petites filles sont faites pour être vues mais pas pour être entendues ». Mais bon, dommage.

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