Malevil de Robert Merle

couv55277328J’ai enfin fini Malevil de Robert Merle, sachant que je l’ai commencé le 1 er janvier ! Enfin, parce que je l’ai mis de côté pendant un temps et non à cause de son nombre de page (environ 600 pages). Je l’ai mis de côté, car ce roman m’a terriblement ennuyée. Je m’attendais un roman SF post-apo bien sympa, même s’il date de 1972 et finalement, je me suis endormi, je l’ai mis de côté, j’ai failli abandonner à plusieurs reprises et quand j’ai réussi à enfin atteindre la fin, je me suis dit « merde, j’aurais dû lire la dernière note de Thomas et j’aurais eu le fin mot de l’histoire, sans me taper les longueurs ».

Synopsis

Une guerre atomique dévaste la planète, et dans la France détruite un groupe de survivants s’organise en communauté sédentaire derrière les remparts d’une forteresse. Le groupe arrivera-t-il à surmonter les dangers qui naissent chaque jour de sa situation, de l’indiscipline de ses membres, de leurs différences idéologiques, et surtout des bandes armées qui convoitent leurs réserves et leur « nid crénelé » ?

D’abord, je n’ai pas aimé le style de Robert Merle, il a un style vieillot soporifique chiant à mon goût. Pourtant, les classiques SF ne me rebutent pas du tout. Mais, ici, ça ne passe pas. C’est pour moi, trop « vioque », trop lourd, trop ennuyant. Aussi, le roman est bourré de passage tiré en longueur. Un défrichage de la moitié n’aurait pas été de refus. Car je n’ai pas eu l’impression d’avancer dans l’histoire et les quelques évènements, nouvelles rencontres, nouveaux personnages auraient pu être bien moins étirés pour rendre la lecture plus buvable.

Ensuite, je n’ai pas du tout accroché aux personnages, pourtant le drame est là, j’avais de la peine pour eux de se retrouver dans cette situation post apocalyptique. Mais c’est tout, je n’ai rien ressenti de plus, je n’ai pas eu envie de suivre leur histoire, ni de savoir comment ils allaient s’en sortir. En fait, ce n’est pas tant à cause des personnages en soi, certains sont vraiment intéressants, d’autre que j’avais envie d’étriper (le prêtre par exemple), mais c’est à cause du style et de sa lourdeur.

En fin, l’histoire en elle-même n’est pas inintéressante. A situer dans son contexte, on découvre que les « leaders » laissent libre les femmes mais en même temps, lors d’affrontement et alors qu’elles y prennent part, elles sont à des places où elles sont le plus protégées. Comme dit dans le livre, par le leader, ils ne peuvent pas se permettre de perde une femme dans cette situation, vu qu’elles seules peuvent repeupler le village. Aussi, bien que dans le contexte, elles ont la liberté et prennent part au combat, alors que je m’attendais à un roman où les nanas ne foutent rien hormis la popote. Evidemment, le livre n’est pas non plus exempte de ce dernier point, notamment de la part de certains personnages ou en général.Mais encore une fois, c’est à replacer dans le contexte. Aussi, la reconstruction post-apo, faire face au pillard, aux fausses personnes, aux bandits, ainsi que la vie entre les groupes de survivant de Malevil sont vraiment intéressants comme sujet. Mais cette histoire est tellement tirée en longueur par un style, que je trouve lourd et ennuyant, que j’ai eu du mal à rentrer dedans et j’ai eu envie d’arrêter moult fois.

En conclusion, Malevil de Robert Merle a été, pour moi, une lecture ennuyante et rempli de longueur qui m’a plombée l’appréciation de l’histoire et des personnages.

Citation : “Eh bé, mon gars, c’est pas la peine d’être si instruit pour être si con !”

6 Comments

  1. Reply

    Je n’ai pas lu celui-ci mais un autre de cet auteur “Fortune de France” et je rejoins tout à fait ton avis même si le thème n’est pas le même. Ce n’est que lourdeur, grandes descriptions inintéressantes, personnages auxquels on ne s’attache pas. Ce fut mon 1er et mon dernier livre de cet auteur..:)

    • Reply

      Ok, donc je n’ai même pas envie de lire un autre livre de cette auteur. Merci de m’avoir prévenue, ça me fera gagner du temps en évitant une lecture que je n’aurais surement pas apprécié.

  2. Reply

    Oh moi, j’avais adoré, même si le côté “roman du terroir” est perturbant et c’est ce qui m’avait rebuté au départ.
    Impossible de ne pas s’attacher à Momo et La Menou, j’ai même versé ma petite larme quand le 1er est mort, puisque c’était la touche simple et gaie de ce roman.

    • Reply

      Evidement, j’ai eu un pincement (ou l’inverse) pour certain personnage, mais le style m’a tout cassé et m’a empêchée d’apprécier la lecture.

  3. Reply

    Le seul roman que je connaisse de Robert Merle est “La mort est mon métier”. Et j’avais beaucoup aimé cette lecture. Malevil ne me tente pas plus que ça, mais je pense essayer Fortune de France.

  4. Reply

    Obligée de réagir !

    Mag :

    La série “Fortune de France” de l’auteur représente une grande fresque sur des jeunes nobles qui nous font revivre l’histoire de France…

    Forcément, c’était un drôle de choix pour découvrir l’auteur, même si je l’adore, ça a l’air soporifique à souhait, c’est clair ! Seulement ne prends pas cette série en exemple, il a écrit plein d’autres choses moins “spécifiques”.

    J’ai a-do-ré Malevil, que j’ai pourtant lu quand j’étais gamine.

    Mortuum :

    Bien sûr ça n’a rien à voir avec d’autres auteurs S-F, ça reste des romans assez classiques que ceux de Merle…

    Si un jour tu veux retenter ta chance, je te conseille “Madrapour” ou “l’Île”.

    =)

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