Comment parler des livres que l’on n’a pas lus ? de Pierre Bayard

couv33447274Si je me suis lancée dans la lecture de cet essai, c’est uniquement pour son titre qui m’intrigué : Comment parler des livres que l’on n’a pas lus ? de Pierre Bayard, dont je n’ai lu aucun de ses autres livres.

Malheureusement, j’ai vite déchanté car cet essai est très long et longuet à lire et j’ai finalement appliqué avec joie pour me défaire de cette lecture terriblement ennuyeuse, la non-lecture en parcourant ce livre.

Essai où Pierre Bayard nous explique les différents types de non lecture (livre non lu, parcouru, oublié, non lu mais dont on lit les critiques), quelques cas pratiques et enfin quelques idées sur comment parler d’un livre dont on n’a pas lu (ne pas avoir honte etc). Sauf que l’auteur tourne tellement autour du pot en illustrant chaque idée et chapitre par de très longues histoires et situations tirées d’autre livre, avec des gros détours et des longueurs à rallonge, que ça en devient vraiment fastidieux. Si les exemples avaient été plus brefs et allant au vif du sujet sans les parties inutiles, la lecture aurait été déjà plus agréable.

Quoi qu’il en soit, et même si on s’est tous retrouvé dans les différents cas de non-lecture à commenter car on a tous des livres dont on commente et parle alors qu’on ne les a pas lu ou parcouru ou juste en se basant sur ce que les autres en dises, je ne suis pas d’accord avec son essaie. Au contraire, c’est même finalement dangereux, car parler de livre dont on ne connaît pas le contenu est le meilleur moyen de faire naître des idées reçues totalement fausses ou de la désinformation par simple omission ou mauvaise interprétation du peu lu ou pire de ce qu’un non-lecteur en rapporte (phénomène de téléphone arabe). Ce dans le cas où les personnes parlent du livre en lui-même, car finalement on retrouve aussi dans cet essai l’idée de parler et de brasser du vent en mentionnant d’autre fait qui pourrait rappeler l’idée du livre ou parler de l’auteur, bref en abordant absolument pas le livre dont il est question.

Au final, cet essai, dont je ne suis pas d’accord, est long et fastidieux à lire pour au final se retrouver sur un thème pas si intéressant que ça. Car au final, je lie pour le plaisir de lire et non pour épater la galerie ou montrer une quelconque sorte de supériorité à affirmer haut et fort d’avoir lu les grands classiques ou autres livres qui se “doit” d’être lu.

1 Comment

  1. Scribe Reply

    Ca me rappelle un autre titre : “Le droit de sauter des pages”, de Daniel Pennac – c’est en fait un extrait de son livre “Comme un roman”.

    Je ne sais pas si c’est dans la même veine que ce livre qui t’a déplu, je me suis réservé le droit de sauter de la première à la dernière page, avec le consentement tacite de l’auteur 😉

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