L’héritage des rois-passeurs de Manon Fargetton

couv43687357J’ai enfin pris le temps de mettre à jour ma pile à lire numérique. J’ai pris le temps de vérifier les ebooks que j’avais achetés et qui traînent dans mes bibliothèques d’epagine et de 7switch (anciennement Immatériel). Parmi ses romans, je viens de lire l’Héritage des rois passeurs de Manon Fargetton.

Synopsis
La dernière héritière d’une lignée royale doit fuir notre monde et retourner dans celui de ses ancêtres pour échapper aux hommes qui veulent l’éliminer. Là-bas, une princesse rebelle rentre chez elle pour prendre ce qui lui est dû : le trône d’Ombre. Voici l’histoire de deux femmes, de deux mondes imbriqués, de deux retours simultanés qui bouleverseront une fois de plus le destin tortueux du royaume d’Ombre. Coïncidence, ou rencontre orchestrée de longue date ?

Je n’avais pas forcément envie de me lancer dans une énième saga composée de quinze mille tomes, du coup l’Héritage des rois passeurs tombait à pic. On peut supposer qu’un univers fantasy riche ne peut être développé en un tome et bien que nenni, l’auteur intègre des « fragments » courts entre chaque chapitre afin de nous donner des informations sur l’univers du roman sans nous ensevelir des longues descriptions ou plusieurs tomes. C’est un procéder que j’apprécie et qui est efficace dans ce cas-là.

D’ailleurs, l’univers de ce roman est fort intéressant. L’histoire des mondes parallèles : Rive et Ombre, des équivalences et répercussions entres ses deux mondes, des passeurs, de Gris, etc. Dans cet univers, on retrouve des thèmes classiques comme la quête du pouvoir, la trahison, le complot, les guerres et autres joyeusetés, ou non, familiales. C’est donc plutôt classique dans un univers qui l’est moins. A cela s’ajoute des thèmes féministes avec les deux personnages principaux dans un monde (Ombre) clairement patriarcal.

Ce roman n’est donc pas dénué d’intérêt, d’autant plus qu’il se lit très bien. Toutefois, je n’en garde pas un souvenir impérissable. D’une part, hormis la présence de magie et de dragons dans Ombre, je n’ai pas vraiment senti de différence entre Rive et Ombre. J’entends par là, que l’auteur n’a pas réussi à me transporter d’un monde à l’autre. Ensuite, même si j’ai pris plaisir à suivre l’histoire qui est bien prenante et dont la fin est bien faite, je n’ai pas spécialement été attaché à Enora ni Ravenn, ni les autres personnages, bien que leurs histoires soient intéressantes et qu’elles aient chacune leurs caractères et leurs buts. Je ne saurais expliquer ce manque d’affinité autres que part une question de goût, car le récit et l’écriture sont bons.

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