L’Exécutrice, tome 02 : Trahisons de Jennifer Estep

couv1535896Je viens de finir Trahison, le tome 2 de la saga de L’Exécutrice de Jennifer Estep et je lui reproche la même chose que dans le tome 1.

Synopsis
Je suis Gin Blanco, l’Araignée, la tueuse à gages la plus redoutée du sud des Etats-Unis. L’autre jour, une fusillade a éclaté dans mon restaurant mais les balles ne m’étaient pas destinées. Elles visaient Violet Fox. Depuis que j’ai décidé de l’aider, elle et son grand-père, je me demande dans quelle sale affaire je me suis lancée… Quant à l’inspecteur Caine, il a décidément bien du mal à contrôler son attirance pour moi et, pour ma part, je dois avouer que je résiste difficilement à l’envie de lui sauter dessus. Je n’y suis pour rien, je suis une élémentale de pierre, mais mon coeur, lui, n’est pas de marbre…

Comme ce sont les mêmes reproches que le tome 1, mon avis va être court. Encore une fois, on se retrouve dans de l’urban fantasy banale avec une histoire qui tient la route et qui est bien ficelée où Gin (le personnage principal) doit faire un choix, rester dans sa retraite paisible à tenir un restaurant ou redevenir l’araignée. En même temps, une information cruciale de son passé ressurgit. Autant dire que Gin ne va pas se tourner les pouces à couper des oignons… ou du moins pas le même genre d’oignons.

Ça se lit très vite, c’est fluide et l’action se déroule bien. Sauf qu’à nouveau, on retrouve Gin qui passe son temps à radoter des mêmes choses et c’est sérieusement lourd à force. Toujours les même blahblah sur son passé. A chaque scène, on a le droit à un « ça me rappelle lorsque j’ai fait ce truc », sauf que c’est à chaque fois le même « truc ». D’autant plus qu’elle rapporte tout à elle. Il arrive certains trucs à des personnes durant l’histoire et à chaque fois on a le doit à « ça me rappelle moi », « la même chose m’est arrivée », etc. Mais en plus de radoter constamment, la narration est ennuyante car la narratrice nous raconte tout ce qu’elle fait « je fais ça », « j’ouvre ça », « je prends ça », « je touche ça et c’est ainsi », « j’attaque ça »… Ce serait vraiment plus agréable si l’auteur pouvait faire vivre le personnage au lieu de nous décrire ce qu’elle fait constamment. Le « je », « je », « je », c’est relou au à force.

Le style passe pas, même s’il faut avouer qu’il se lit vite, et l’héroïne ne passe pas (je n’ai aucune affinité pour elle). Du coup, hormis si le tome 3 entre dans un challenge littéraire que je souhaite réussir à tout prix (car les romans de cette saga se lisent vites), je ne compte pas lire la suite.

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