Les rivières pourpres de Jean-Christophe Grangé

couv762222J’ai fini, il y a quelques jours, Les rivières pourpres de Jean-Christophe Grangé et j’ai adoré. Adoré, même s’il y a une grosse erreur sur la schizophrénie et une insulte à tous les schizophrènes. Hormis cela, j’ai adoré cette histoire qui commence par deux faits qui semblent totalement séparés et dans deux villes différentes : Pierre Niémans qui enquête sur le meurtre d’une personne mutilée et coincée dans une paroi rocheuse en position fœtale. Dans une autre ville, Karim Abdouf enquête sur la profanation d’une tombe d’enfant. Ces deux faits d’hivers sont liés et découvre ça au fil des pages.

C’est d’ailleurs ce genre de thriller que j’aime bien, lorsque deux enquêtes sont menées en parallèle pour au final se rejoindre. De chaque côté, nous avons les indices et informations des enquêteurs, donc on peut aussi tenter d’élucider le mystère que cache ces meurtres macabres. D’ailleurs, j’ai réussi à deviner un petit bout seulement au niveau de la moitié du livre, tout le reste et le plus gros, je l’ai découvert au fil des dernières pages et évidement surtout à la fin. C’est une histoire plutôt riche, complexe et vraiment intéressante. J’ai donc pris plaisir à lire ce livre pour son enquête.

Sauf que ce n’est pas tout, Les rivières pourpres n’est pas qu’un simple thriller de base, il y a un sujet un peu plus profond qui est abordé à travers le personnage principal de Karim Abdouf. C’est celui du racisme ordinaire. Autant la partie, où il se retrouve entouré de nazi, est finalement « normale », au vu de ce que sont les nazis. Par contre, les points les plus choquants sont sur cette réalité ordinaire et courante du racisme de base des personnes lambda, je pense par exemple à la scène où le fossoyeur ne croit pas du tout que Karim puisse être un policier et il n’est pas loin de lui tirer dessus avec son fusil. Il y a donc un second niveau de lecture qui est très intéressant et donne une profondeur à ce thriller qui le rend intéressant, sans non plus être lourd et poussant. Ce n’est pas du tout moralisateur, ça révèle juste des actions/moments. J’ai d’ailleurs adoré les deux flics, je trouve qu’ils ont formés un excellent duo en plus d’avoir du charisme chacun dans leur style.

Au final, j’ai donc vraiment apprécié cette lecture pour son enquête excellente, « complexe » et intéressante. Pour son second niveau de lecture sur le racisme ordinaire sans moralisation et pour ses personnages principaux (les 2 policiers : Pierre et Karim) que j’ai adoré. Par contre, on repassera pour la définition de la schizophrénie, du « il est schizophrène […] il est bon à enfermer » ou du docteur qui le traite de « fou ». On repassera sur le film aussi, tellement qu’il est nul.

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