Les années d’innocence de Frankie Ventana

couv27617697Merci à Livvradict et leur partenariat avec Kyklos, car j’ai pu lire le livre les années d’innocence de Frankie Ventana. Le livre est très court, 100 pages mais intenses et riches en émotion.

Chaque chapitre se trouve accompagné d’une photo d’ombre sur la plage. Certaines illustres très bien le chapitre. Notamment le bateleur, où on voit l’ombre de deux personnes. L’une avec les bras tendus en avant vers le bas, qui laisse suggérer l’abandon et l’autre la tête baissée sur la personne qui « abandonne », comme attristée par cette nouvelle. Il s’avère qu’en effet dans ce chapitre on apprendre une triste nouvelle au sujet du trio. D’autres illustrations d’ombres sont moins explicites ou efficaces.

C’est donc l’histoire d’un trio d’ami de 40 ans qui se retrouve à Amsterdam. Ils se sont connus dans l’enfance et ils sont devenus les meilleurs amis.  Sauf que ces retrouvailles vont bouleverser ce trio, entre les remords, les souvenirs, les choix des uns, l’évolution des autres. Tout va changer, car finalement, ils ont grandi, changé et évolué.

C’est sur cette thématique que l’auteur mène son livre intensément, à la fois en émotion par ses passages narrant des souvenirs forts suivis d’événement du présent et vice versa, c’est clairement déstabilisant. Intensément aussi par l’écriture. Les phrases sont très longues. Ce qui alourdie le livre d’uniquement 100 pages et donc alourdie l’ambiance que vivent ces 3 personnes. Ambiance résolument pas joyeuse.

Au final, j’ai aimé et pourtant ce n’est pas mon genre de livre. Finalement, c’est vrai, on grandi, on change, même si l’on aimerait revenir en arrière, changer des choses, à nouveau être enfant et ne pas avoir à se soucier de la vie d’adulte etc. Mais non on grandi. D’ailleurs il y a quelque temps, j’avais fait une sorte de retrouvaille avec des potes d’enfance. J’ai retrouvé quelques émotions qu’on trouve dans le livre. La nostalgie, le faite de grandir, de voir les autres qui ont changés, d’autre non etc. C’est peut être aussi pour ça que j’ai aimé ce livre, même si les événements ne sont pas les même, ni la personnalité des personnages, mais le fond l’est.

Pour finir, je vous le conseille vivement et je vous laisse avec ma citation favorite en p.57 : « Accepter que tout soit écrit à l’avance, c’est se laisser déposséder en vaincu. Pire, c’est se laisser botter le cul par la vie sans jamais pouvoir lui rendre la pareille. »

1 Comment

  1. keating Reply

    D’après ce que j’en ai lu,cela donne vraiment envie de le lire.Une bonne lecture en se reposant au lac achard

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