L’empreinte de la saucisse dans l’aligot de Charly Green

couv14602503Ça me fait toujours plaisir de voir Ruben Quinquet, JeanBé et la clique totalement déjanté du commissariat de Marseille ! L’empreinte de la saucisse dans l’aligot de Charly Green, c’est du bon, du très bon même.

Synopsis

Bernard Moquette, on le connaît, il a vite fait d’embourber son monde. Il embourbe avec art, mais il embourbe quand même à la vitesse d’un tsunami. Et Ruben, c’est pas le genre de mec qu’on embourbe… Ça risque de se terminer avec trois plumes dans le cul enfoncées à coups de marteau… Une pythonisse à la morgue passe encore, mais du pognon que personne ne réclame, alors là… c’est louche. Et ce qui est louche, au commissariat du Port, on n’aime pas…

On retrouve la clique à Ruben dans une affaire de meurtre au cutter d’une pythonisse… en gros une voyante, dans sa roulette entourer de liasse de billet, autant dire que c’est louche. La clique se retrouve à enquêter sur cette affaire et comme d’habitude c’est du grand art.

Ce qui fait que j’aime bien une enquête de Ruben Quinquet est la présence : d’une scène visuellement comico-hilare, une enquête logique avec au moins un interrogatoire de JeanBé en grande forme, le maniement du langage à la truelle jeu-de-mot comique et une fin qui retombe sur ses pieds. Bref du polar sympa à lire et de l’humour à se pisser dessus. Autant dire que L’empreinte de la saucisse dans l’aligot a toute ses qualités et il faut partie de mes préférés avec Le cri de la moule le soir au fond du bar.

Ça comme fort avec l’un des flics de l’équipe à Ruben qui souhaite un congé pour faire sa thèse… et quelle thèse ! L’humour de situation de cette enquête est clairement l’explication de sa thèse au restaurant. C’est juste énorme.

Puis, on retrouve le style de Charly Green, ses jeux de mots des noms des personnages. Je n’ai même pas envie d’en citer ici car ce serait du spoiler humoristique et avec les enquêtes de Ruben, ça ne se fait pas ! On retrouve aussi l’humour et les dialogues de Ruben, JeanBé et le reste et ça fait plaisirement drôle !

Ensuite JeanBé, alors JeanBé, on le repère à des kilomètres à cause de sa tenue (je me rappelle le coup du moule bite dans un épisode précédent, c’était juste énorme, mais là n’est pas le propos) mais aussi et surtout pour ses interrogatoires à la JeanBé. Pour une fois, rien à cramé cette fois ci, mais il y a eu du raffut dans la salle avec un parapluie, mais pas que, car JeanBé à l’art de faire parler les minettes.

Enfin, l’enquête est comme d’habitude avec Charly Green, logique avec un meurtre, un indice qui mène à des suspects à interroger et la résolution de l’affaire. Ce que j’ai remarqué, seulement maintenant, c’est qu’il n’y a pas vraiment de repère de temps dans le cheminement de l’enquête. On se doute que ça ne prend pas une journée, mais je n’ai pas l’impression que l’on en sache plus (ou alors j’ai zappé des indices temporels). Pour être très honnête, ça me convient parfaitement car ainsi l’histoire et l’enquête pulsent et carburent comme à chaque fois et ça j’aime ! Faut s’accrocher, ça va vite mais que c’est bon surtout entourer d’humour et du style de Charly Green.

En conclusion, L’empreinte de la saucisse dans l’aligot de Charly Green est une excellente enquête de Ruben Quinquet et son commissariat de Marseille. On retrouve sa clique en pleine forme, un JeanBé qui nous fait des interrogatoires avec grand art, une enquête logique (qui parait toujours un peu tirée par les cheveux mais pas tant que ça finalement) qui carbure à blinde et de l’humour à foison ! Vivement la prochaine enquête !

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