Le voleur quantique, tome 1 de Hannu Rajaniemi

couv8292065Le voleur quantique, tome 1 de Hannu Rajaniemi fait partie des romans SF où je n’ai pas tout compris au schmilblick mais il n’est pas si mauvais que ça et requière clairement une seconde lecture et cette fois ci, pas en fin de soirée juste avant de dormir lorsque je suis bien fatiguée.

Synopsis
Jean le Flambeur est un criminel posthumain, un escroc et un manipulateur. Si ses origines restent entourées de mystère, ses exploits sont connus d’un bout à l’autre du système solaire : cambrioler les cerveaux numérisés qui régentent les planètes intérieures, dérober de précieuses antiquités aux aristocrates des cités mouvantes de Mars. Mais Jean finit par commettre une erreur, et se voit condamné à croupir dans la prison du Dilemme pour s’affronter lui-même dans d’infinies variations. Jusqu’à l’arrivée de Mieli, une fière guerrière qui lui propose un marché…

Le scénario est une histoire de voleur versus détective à la Arsin Lupin, n’ayant jamais lu de Maurice Leblanc, je ne pourrais en dire plus mais si j’ai bien compris, il y a beaucoup de référence. On se retrouve avec une sorte de SF – polar, double genre que j’apprécie beaucoup.

Mon problème avec ce roman est que l’auteur nous fait poper dans un univers qu’il ne nous explique pas et  au milieu de nulle part. Donc c’est déstabilisant. D’autant plus que les 100 premières pages ont été un flou artistique total comme l’ont été celles du Neuromancien de Gibson. Ensuite, j’ai fini par comprendre l’idée générale et l’histoire : Jean le flambeur qui se fait sortir de prison avec l’aide de Mieli. Cette aide n’est pas gratuite et Jean lui doit une faveur. Mais avant d’accomplir la mission que Mieli lui donne, il doit aller récupérer sa mémoire dans les oubliettes. Evidemment, l’histoire est bien plus complexe tout comme l’univers que Hannu Rajaniemi a créé. Jean et Mieli évolue au fil de l’histoire. On découvre qui se cache derrière la mission donné par Mieli, etc. Mais on se perd facilement entre les différentes personnalités de Jean, les autres protagonistes et leurs rôles, l’univers et l’histoire. Bref, j’ai des zones d’ombres qui seront peut-être éclairées dans les prochains tomes (apparemment c’est une trilogie).

Par contre, l’utilisation de termes techniques ne m’a pas du tout dérangé. Certains sont inventés d’autres proviennent des sciences, dont la biologie avec le terme « optogénétique ». D’autant plus que l’auteur les explique de manières conquises (on reconnaît le scientifique derrière).

Aussi, le roman possède pas mal de point intéressant. Dans son univers post-humain. La durée de vie est représentée en temps via un système de montre. Le système du « gevulot » permet de montrer aux autres les données personnelles que l’on souhait. Donc, on peut passer incognito devant des gens, comme on peut tous leurs révéler ou juste un bout d’information. Etc. Hanu Rajaniemi a donc développé un univers intéressant avec des idées sympas et des personnages complexes mais son style et son univers sont « brouillons » ou plutôt déstabilisants, sèment la confusion et laissent des questions en suspens en plus du « je n’ai pas tout compris à ce qu’il se passe ». En gros, il faut que je le relise (il fait 333 pages) et surtout pas lorsque je suis fatiguée, car ce roman demande de l’énergie et de la concentration. En fait, je ne sais pas si je l’ai aimé ou non ce roman. Bizarres sensations.

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