Le réfectoire un soir et une piscine sous la pluie, suivi de Un thé qui ne refroidit pas de Yoko Ogawa

couv2847555Le réfectoire un soir et une piscine sous la pluie, suivi de Un thé qui ne refroidit pas de Yoko Ogawa sont deux nouvelles contemporaines, qui se lisent très biens et très vites. Pourtant, je ne saurais dire si j’ai aimé ou pas. Le synopsis résume très bien les deux et finalement, on retrouve beaucoup de similarités entre les deux nouvelles : protagonistes féminins emplies de solitude (l’une attend son mari pendant qu’elle rénove la maison, l’autre vie dans un couple platonique) qui, toutes deux, vont faire la rencontre d’un homme (un mari et son fils pour l’une et un ancien camarade de classe et sa femme pour l’autre), ces rencontres vont faire raviver des souvenirs d’enfance.

Synopsis
Quelque temps avant son mariage, une jeune femme rencontre un enfant et son père, qu’elle retrouve un soir plongés dans la contemplation d’un restaurant scolaire. Quand l’homme lui raconte pourquoi l’image d’un réfectoire le soir évoque pour lui le souvenir d’une piscine sous la pluie, la mélancolie s’installe tel un lien dont elle ne pourra plus se défaire… Une jeune femme apprend la mort d’un camarade. Elle le connaissait peu mais cet accident la trouble plus qu’elle ne l’aurait imaginé. Dans l’ambiance étrange de la cérémonie funèbre, elle rencontre quelqu’un qui va faire basculer son quotidien. Avec finesse et subtilité, Yoko Ogawa effleure l’inconscient de personnages vivant des instants précieux, comme hors du temps, qui bouleversent leur existence. Attirés par l’autre, ils partent à la découverte des mystères de l’amour et de la mort aussi sereinement qu’ils se servent une tasse de thé.

Je ne sais donc pas si j’ai aimé ou pas. J’ai lu d’une traite les deux nouvelles, mais quelques parts, je me suis retrouvée totalement externe aux récits de ces deux femmes. J’avais l’impression de voir des successions de tableaux des événements où l’on ne sait pas grand-chose d’elles mais dont on découvre une rencontre anodine et ce qui en découle. Il n’y a finalement rien d’autre. J’aurai oublié cette lecture d’ici quelques heures, mais elle ne m’a pas parue déplaisante non plus.

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