Le maîtres des ombres de Roger Zelazny

couv47956539Roger Zelazny est un auteur que j’apprécie beaucoup. J’ai lu Le maîtres des ombres, il y a quelques jours, ce qui en fait mon 5 livres lus de cet auteur. Je n’ai pas encore commencé son cycle des princes d’ambres, il faudrait que je m’y mette.

Synosis :

” Je suis Le Maître des Ombres ! Seigneur du Bastion de l’Ombre ! Je suis Jack le voleur qui marche en silence et dans l’ombre ! J’ai été décapité à Iglès et j’ai resurgi des Fosses à Immondices de Glyve. J’ai bu le sang d’un vampire et dévoré une roche. Je suis celui qui a rompu le Traité. Celui qui a inscrit un faux nom sur le livre d’Ells. Je suis le prisonnier du joyau. J’ai dupé le Seigneur du Fort-Colère et je retournerai me venger de lui. Je suis l’ennemi de mes ennemis.” Une Terre figée où existent une Face Diurne, celle de la technologie, une Frange Crépusculaire et une Face Nocturne, celle de l’Art Occulte. C’est dans ce décor de science-fantasy que le père des Neuf Pinces d’Ambre fait évoluer Jack, une créature prête à tout pour se venger de celui qui lui a volé la femme qu’il aimait, la belle Evène. Michael Moorcock a créé Elric et l’a tué, Roger Zelazny a créé Jack et l’a fait revenir d’entre les morts.

Avec les romans de Zelazny, j’ai l’habitude d’être perdu au début du roman puis, au fil de l’histoire, d’y voir plus clair et d’être happé par l’histoire. Ici, avec Le maître des ombres, c’est plutôt l’inverse qui s’est passé. J’ai beaucoup apprécié la moitié du livre où l’on suit Jack dans les fosses à immondices de Glyves. Sauf qu’après la moitié, j’ai été un peu « largué », on suit ses histoires, ça va très vite et s’enchaînent (comme dans ses autres romans que j’ai lu), sauf que cette fois ci, j’ai perdu de l’intérêt aux récits de Jack, qui devient plus philosophique avec des thèmes déjà abordés précédemment dans ses romans (enfin ce que j’ai lu, je n’ai pas fait gaffe à la chronologie) comme la dualité de l’être humain, son pouvoir, sa recherche et ce qu’il en fait, etc. En fait, dans cette lecture, on suit une sorte de parcours initiatique depuis Glyve, avec l’évolution et les tergiversations de Jack.

A côté de ça, j’ai adoré le personnage de Jack, du seigneur chauve-souris et de l’univers en lui-même (La terre qui ne tourne plus avec un côté lumineux où vive les êtres humains et un côté sombre où vive des « êtres » aux pouvoirs spéciaux, dont Jack. Mais malheureusement, l’auteur ne s’est pas attardé sur ces personnages ni cette Terre et la raison de cette configuration et origine des êtres de l’ombre. C’est dommage, vu que c’est ce qui m’intéressait le plus dans cette lecture.

D’un côté, je ne peux pas dire que ce soit mauvais, car ce n’est pas le cas. Mais ce n’est pas une lecture qui m’a tend convaincue dans son ensemble. Ce n’est clairement pas mon préféré de Zelazny, de loin d’ailleurs vu que pour le moment, c’est celui que j’ai le moins aimé. Ça reste une lecture intéressante, dont l’auteur a mis de côté l’aspect développement des personnages/univers pour se « concentrer » sur l’aspect « philosophique ». Ce n’est pas trop ma tasse de thé dans l’ensemble ou du moins la façon dont c’est développé ici.

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