Le jour des Triffides de John Wyndham

couv10854425J’ai énormément apprécié Le jour des triffides de John Wyndham. Un roman post-apocalyptique où une bonne partie de la population devient aveugle à cause d’une météorite et les trifides, plantes qui marchent, profitent du chaos pour se défaire de leur lien et envahir la terre. Comment survivre dans de telles conditions ?

Synopsis
Lorsque Bill Masen se réveille dans son lit d’hôpital, après une semaine passée les yeux bandés, il pense avoir manqué le spectacle du siècle : une pluie d’éclats de comète qui a illuminé le ciel d’éclairs verdâtres. Il ne le sait pas encore mais son destin et celui de la planète entière viennent de basculer. En effet, si les bandages de Bill l’ont sauvé d’une cécité définitive, la quasi-totalité de l’humanité est devenue aveugle. De petits groupes tentent de s’organiser pour survivre mais c’est compter sans les triffides, ces mystérieuses plantes capables de se déplacer et qui semble bien décidées à profiter de la faiblesse des humains survivants pour les anéantir…

C’est une question à laquelle l’auteur du roman essaie de répondre en envoyant Bill Masen, le personnage principale du roman et non aveugle car il était à l’hôpital durant le passage, se retrouver de groupe de survivant en groupe de survivant avec chacun leurs idéaux (conservateur (orthodoxie tyrannique comme il dit), féodale, libertaire (dans le sens hors des dogmes religieux) avec sexe, polygamie… (viol ?, car les femmes sont importantes pour repeupler et doivent servir à ça, groupuscules solitaires, et chacun de ces idéaux se voit en déclin et démonter face à cette situation post apocalyptique. Seule l’idée de Coker basée sur l’égalité (homme, femme, aveugle, non aveugle) où chacun participe à la survie, l’apprentissage et l’évolution du groupe construction/enseignement/instruction pourrait peut-être tenir face a la situation extrême.

Le roman fait 346 pages mais c’est post-apocalyptique très intéressant avec un pointe liée à la second guerre mondiale (livre publié dans les années 50) avec certains groupes de survivants qui ne font rien d’autres qu’attendre l’arrivée des US pour les sauver. J’ai aussi bien aimé le personnage de Bill Masen, la femme et enfant qu’il rencontre (dont j’ai oublié le nom) et surtout Coker. Les autres personnages ne laissent pas indifférents pour autant avec son lot de personnage que l’on a envie de baffer.

Bref. Un roman que je recommande. Un rare post-apo que je trouve vraiment intéressant, l’invasion des plantes n’est qu’un prétexte à développer les idées de survie et tentatives de rétablissement d’une civilisation.

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