Le Cycle des robots, tome 5 : Les Robots de l’aube d’Isaac Asimov

couv30894149Les robots de l’aube d’Isaac Asimov, tome 5 du cycle des robots, est, pour le moment, celui que j’ai le moins aimé du cycle. Même si j’ai pris plaisir à retrouver Elijah Baley et son acolyte le robot Daneel Olivaw et même si j’ai aussi aimé découvrir les autres robots présents dans ce roman, l’enquête et l’histoire qui s’y déroule m’ont profondément ennuyée. C’est une sorte de drama avec des histoires d’amours-personnelles entre différentes personnes, c’est déjà pas super intéressant mais surtout c’est tiré en longtemps. Quelques centaines de page en moins (comme les précédents tomes) n’auraient pas été de refus. Evidemment, ces histoires sentimentales sont importantes pour élucider le mystère, mais ça n’empêche pas que je me suis ennuyée une bonne partie du livre, d’autant plus que certains personnages (la nana dont j’ai oublié le nom) sont chiants. En fait, j’ai trouvé que seul Elijah et les robots ont eu réellement du charisme ou caractère (si l’on peut dire ainsi d’un robot).

Certes les ritournelles sentimentales m’ont ennuyée mais l’enquête fut tout de même intéressante car elle aborde plusieurs points. D’une part la différence de culture, choc culturel, immigration sur une nouvelle planète et adaptation à celle-ci sans renier son passer (donc très d’actualité, comme toujours avec Isaac Asimov). D’autre part l’application des trois lois de la robotique et comment les mettre à l’épreuve (comme souvent dans ses romans/nouvelles en rapport avec les robots), mais il n’y a pas que le côté « humain qui fait en sorte de faire contourner les lois de la robotique pour arriver à ses fins » comme dans les tomes précédents. Dans ce roman, il y a une excellente discussion entre robots (dont un particulier) où ils se posent des questions sur ces fameuses lois. Cette partie du roman (vers la fin) est la plus intéressante de tout le livre. C’est vraiment intéressant de voir comment des robots essayent de penser comme des humains, essayent de comprendre ses lois, leurs applications et surtout comment les hiérarchiser, sans parler du questionnement autour de leur insuffisance ? Faudrait-il une loi supplémentaire ? Etc. Cette courte partie du roman m’a faite jubiler et c’est suffisent pour ne pas avoir été déçu d’avoir lu ce livre.

Finalement, seule la fin avec les explications, les questionnements que se posent les robots et le dessin, qui se cache derrière, ont été intéressants. J’ai tout de même hâte de lire le dernier tome du cycle des robots, Les robots et l’empire, en espérant qu’il soit moins accès drama (ou du moins, moins chiant/tiré en longueur). Ceci n’enlève en rien le génie d’Asimov et l’amour que je lui porte. Aussi, les liens avec le cycle de fondation (que j’ai lu précédemment) se font et j’aime bien cette idée de connecter des cycles dans un même univers.

Reply