Le Cycle des robots, tome 3 : Les cavernes d’acier d’Isaac Asimov

couv51521722Les cavernes d’acier d’Isaac Asimov est le troisième tome du cycle des robots. Cette fois-ci ce n’est plus un recueil de nouvelle mais un roman policier-SF (les deux genres littéraires que j’aime le plus).

Synopsis
Les cavernes d’acier sont des villes souterraines du futur. Là, bien que privés d’air et de lumière naturels, des millions d’hommes vivent à un rythme étourdissant.
Malgré une civilisation superscientifique et l’apparition de robots intelligents, les passions humaines n’ont pas cessé pour autant et le meurtre n’a pas disparu.
Mais le problème de Lije Baley n’est pas seulement de retrouver un meurtrier, il est aussi d’y parvenir avant son collègue R. Daneel. R. = Robot, car R. Daneel est un androïde au cerveau électronique ultraperfectionné, créé certes par l’homme, mais qui n’attend peut-être que l’occasion de prendre sa place.

Au départ, j’ai eu du mal à entrer dans le roman, je n’étais pas spécialement prise par celui-ci, je pense que ce fût un temps d’adaptation « recueil de nouvelle – roman » car je pensais que ça allait à nouveau être des nouvelles.

Quoi qu’il en soit vers le milieu du roman, j’ai été totalement happé par l’univers qu’Asimov nous décrit. D’un côté la Terre avec les Hommes qui vivent dans des cavernes d’aciers avec la peur (irrationnelle) des robots et de l’autre, les Spaciens (ancienne colonie humaine) oppressant les terriens et dont les robots ont une importance capitale dans leur vie. Entre ces deux modes de vie, un meurtre à lieu sur la Terre plongeant l’inspecteur Lije Baley et son collègue robot R. Daneel dans une enquête parmi une civilisation qui déteste les robots et la science et au milieu des tensions que cela entraine.

J’ai l’impression que l’aspect policier n’est qu’un prétexte pour développer et expliquer l’univers complexe qu’Asimov instaure. Ceci dit, Asimov adore écrire des romans policiers et il serait temps que je lise le club des veufs noirs, bref. Univers complexe car il met en avant de système de pensé/vision de l’avenir à travers les Spaciens et les Terriens, qui bien qu’il soit écrit en 1954, reflète totalement le monde actuel notamment avec la peur irrationnelle de l’autre (ici le robot, mais vous pouvez changer pour l’étranger, ça marche tout aussi bien), qui se mêle à la religion, la science robotique et le contrôle de la population (en terme de nombre d’habitant).

Encore une fois, Isaac Asimov nous sort son génie. Pour moi, c’est un tome de transition qui marque le début d’un univers complexe, riche et intéressant. Une fois plongée dans le roman, je n’ai pu m’arrêter et d’ailleurs j’ai enchaîné (pas encore fini) avec Face aux feux du soleil (le tome 4) que j’apprécie encore plus.

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