Le cycle d’Ender, tome 1 : La stratégie Ender d’Orson Scott Card

couv58158635Voici un livre qui traine dans ma bibliothèque depuis pas mal d’année et que j’ai enfin lu, quasi dévoré. La stratégie Ender d’Orson Scott Card. C’est le premier tome du Cycle d’Ender.

Au début de la lecture, j’étais assez sceptique. On se retrouve dans une famille où il y a un « Troisième » qui est Ender et il y a une histoire de bataille entre la Terre et les Doryphores et Ender a au début un moniteur fixé à sa nuque puis on lui enlève. Ok, c’est quelque peu flou. En continuant le livre, on apprend le genre de personne qu’est Ender, son frère Peter et sa sœur Valentine. Enfin on apprend qu’Ender doit partir à l’école militaire pour devenir, potentiellement, un commandant de guerre et diriger une flotte navale contre les doryphores.

Voilà, c’était le synopsis et c’est à partir du tiers du livre, lorsqu’Ender par à l’école militaire que j’ai commencé à vraiment entrer dans le livre et dans les stratégies de guerre qu’Ender va développer et comment il va évoluer lui-même. Lorsqu’il part pour l’école, il 8 ans seulement et l’entraînement sera éprouvant physiquement et surtout nerveusement jusqu’au bout et même après.

La grande majorité du livre se déroule à l’école militaire, durant les entraînements et moment libre d’Ender, garçon de 8 ans, le plus prometteur pour gagner cette guerre.

Le style est bien écrit et lorsque l’on lit les réactions d’Ender et ses dires, ainsi que ces relations avec les autres, on a énormément de mal à se dire que c’est un enfant et non un adulte, sans parler de son évolution mentale qui est bien faite dans ce livre.

En même temps, une petite partie ce déroule sur terre entre son frère et sa sœur, malheureusement, j’ai trouvé que l’auteur avait bien commencé à développer cette partie pour ensuite totalement l’oublier et seulement la mentionner à la fin. Je trouve ça dommage car elle était intéressante.

Pour finir, on retrouve dans ce livre une sorte de critique de l’absurdité de la guerre et des enfants utilisés mais aussi et surtout une critique de la guerre/attaque face à un ennemie dont on ne sait rien, dont on ne peut communiquer avec et encore pire, dont on ne connaît pas les intentions et dont il y a une aucune menace. L’idée du « tuons avant d’être tués », sans même savoir si l’ennemi a une réelle intention d’attaquer,  est totalement absurde. Et j’ai l’impression que c’est ce que l’auteur voulait pointer à travers ce livre. En tout cas, c’est ce que moi j’en ai tiré.

Le fond comme la forme est bon. J’ai vraiment apprécié la fin, qui complète bien cette évolution et tiraillement psychologique d’Ender face à toutes ces épreuves. L’histoire de ce livre n’est pas écrite juste pour divertir mais pour pointer du doigt certains (tous ?) aspects de la guerre notamment celle de l’attaquant et de la justification de son attaque.

C’est donc un livre que j’ai vraiment apprécié et dont je lirais la suite du cycle.

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