L’Art difficile de rester assise sur une balançoire d’Emmanuelle Urien

couv9869777L’Art difficile de rester assise sur une balançoire d’Emmanuelle Urien, j’avais déjà lu un recueil de nouvelle de cet auteur dont j’avais apprécié le style et avec ce livre c’est encore plus flagrant de voir à quel point sa plume est excellent.

Pour faire un grand résumé de ce que j’ai pensé du livre, je dirais : Emmanuelle Urien arrive à me faire apprécier un livre sur une thématique qui m’ennuie et qu’en temps normal je déteste.

Quand vous allez lire le synopsis et pour ceux qui me connaissent, vous comprendrez que si je dis que ce livre est bon, ce qu’il en vaut vraiment le coup.

« Mariée à l’homme idéal, mère de trois enfants parfaits, elle pensait que la vie était un long fleuve tranquille. Mais il faut être deux pour le croire.
Quand son mari la quitte pour sa meilleure amie, Pauline se retrouve victime d’une maladie très banale en pareilles circonstances : elle se sent à la fois morte et vivante, elle voudrait mourir mais reconnaît qu’il serait ridicule de se jeter par la fenêtre d’un premier étage. Et même haïr sa rivale se révèle absurde, puisque le destin vient juste de faire mourir la garce. Pauline oscille entre haine et douleur, désir de vengeance et volonté de refaire sa vie, quitte à partir en chasse sur les sites de rencontre. Conseillée par sa mère psychiatre, elle passe à l’action et décide d’effacer la source du mal. Après tout, puisqu’elle doit faire son deuil, autant s’imaginer veuve… Jusqu’au jour où Yann disparaît pour de bon. »

L’art difficile de rester assis sur une balançoire a déjà un titre funky, ça commence bien, oui, j’aime bien les titres qui sortent de l’ordinaire. C’est l’histoire de Pauline, une mère et marie heureusement, elle a connue son mari très tôt durant sa scolarité, ils ont eu trois enfants, il a fini par se taper sa meilleur copine et finalement de divorcer pour rester avec cette fameuse « meilleur amie ». Heureusement il y a la mère à Pauline pour l’aider à passer le cap.

C’est vrai que dit comme ça, ça part mal sauf qu’en fait, ce livre est excellent, vraiment pour plusieurs raisons.

Le style de l’auteur, sa plume est vraiment excellente et agréable à lire. Il y a des livres dont le style, pas forcément mauvais, m’ont laissée de marbre, car trop banal ou ce que je qualifierais de OK. Ici, on est largement au-dessus de la moyenne, la qualité de l’écriture est indéniable (mais ça je l’avais déjà remarqué avec ses nouvelles, qui même celles que je n’appréciais pas, je ne pouvais nier leur qualité).

Mais ce n’est pas tout, en plus, les personnages sont vraiment intéressants, on est loin de la nana pas drôle, ennuyante, au contrairement elle a de l’humour et de la répartie, et cela fait que je me suis attachée à elle. Je n’avais pas envie de l’étriper en petit morceau (par sa chiantise niaiseuse) et croyait moi, quand je n’ai pas ce genre de sentiment à propos de ce genre de livre, ça relève du miracle, que j’appelle ici « excellent livre ». J’adore aussi sa mère, psychiatre, qui l’aide avec un certain recul sans entrer dans le côté « je me pleure avec ma fille », non elle l’a booste, elle l’aide a se relever, faut avancer malgré tout. Enfin, il y a un autre personnage important qui va faire son apparition et que j’adore aussi, bien qu’il va finir par faire un truc dont je ne m’y attendais même pas. Ce personnage est aussi attachant, il contrebalance le « ces tous des connards ».

Donc comme je laissais sous-entendre, je ne m’attendais pas du tout, mais absolument vraiment pas du tout, à cette fin. Belle surprise même si c’est finalement assez glauque cette mise en pratique. En fait, l’auteur nous tend une perche et j’ai sauté dedans, pour être finalement surprise par la fin, indevinable (néologisme, je sais) ? En tout cas pour moi.

Ensuite les chapitres sont courts et possèdent à chaque fois une petite avancée ou une petite étape, ça rend l’ensemble dynamique, on la l’impression d’avancer avec elle dans son deuil et ses essaies de reconstruction (entre Meetic, le sas et les punching ball en coussin, il y a des moments drôles, surtout la façon dont elle en parle).

Pour finir, je voudrais faire mention que pour une fois qu’un livre parle et explique la théorie de Schrödinger correctement, il se doit d’être lu, au moins pour en faire boucler quelques uns qui hurlent « Schrödinger » par ci, « le chat de Schrödinger » par là et qui rit des blagues en rapport sans les comprendre. Je pense réellement que c’est d’utilité publique de lire ce livre pour comprendre les concepts et idées que sous-tends Schrödinger. Sans oublier que ça permettra peut être à certain de savoir qui est Max Planck, un physicien important. Le pire c’est que ces explications prennent une page un peu après le milieu du livre et pourtant elles sont si claires, simples et correctes.

En conclusion j’ai adoré ce livre : le style d’écriture est génial ; l’histoire m’a étonnée à la fin, je ne m’y attendais absolument pas ; ça parle correctement et juste de physique quantique dans un livre sur une nana qui s’est fait larguer ; la nana en question a de la répartie ; livre d’utilité publique pour ses explications sur la physique quantique (même si ça ne tiens que sur 1 page d’un livre qui en comporte 220).

La fin totale surprise + la physique quantique + le style de l’auteur en font que j’ai mis une note de 5 ! 5 pour un thème de livre, qui en temps normal m’ennuie profondément, donc autant dire, ce livre est génial.

3 Comments

  1. Reply

    Le titre m’attire, l’avis confirme, je crois que je vais l’ajouter à ma liste d’envies!

  2. Reply

    Le titre m’attire, l’avis confirme, je crois que je vais l’ajouter à ma liste d’envies!

  3. Reply

    Le titre m’attire, l’avis confirme, je crois que je vais l’ajouter à ma liste d’envies!

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