L’ange noir de William Irish

couv58520242J’avais déjà eu l’occasion de goûter aux polars noirs de William Irish, que j’avais appréciés (L’heure blafarde et le recueil de nouvelle Valse dans les ténèbres). Avec L’ange noir, j’ai retrouvé le style de William Irish avec ses polars noirs se déroulant dans les nuits new-yorkaise et impliquant des personnes lambda (non policier, ni enquêteur) dans des enquêtes contre la montre. C’est exactement le cas avec L’ange noir où Alberta, toute seule, va tenter d’innocenter son mari d’un meurtre. A partir d’une liste de quatre noms commençant par la lettre M, elle va se lancer dans une aventure sordide et dangereuse l’amenant dans les bas-fonds et coins lubriques new-yorkais.

J’ai été moins happé par ce roman noir. Willimiam Irish arrive à mettre une histoire qui tient la route dans une ambiance noire. Sauf qu’ici, j’ai trouvé le rythme plutôt lent. On sait qu’elle a une vingtaine de jour pour résoudre l’affaire, mais aux fils des pages, je n’ai pas eu la sensation de course contre la montre, comme je l’avais eu avec L’heure blafarde. Pourtant, le temps joue clairement contre elle. Ce manque d’impression, je pense qu’il vient de la lenteur du rythme, qui, ce dernier, est expliqué par le scénario et les évènements qu’Alberta va subir. D’ailleurs, j’aime bien la façon dont l’auteur peint Alberta. Même si j’ai du mal à comprendre son choix de vouloir absolument le garder malgré ce qu’il lui a fait, elle n’en est pas moins une femme forte derrière les apparences d’une femme apeurée. Elle n’hésite pas à mettre les pieds là où elle ne devrait pas et risquer sa vie pour l’innocence de son mari. J’avais aussi trouvé ça dans L’heure blafarde, ce côté naïf et amateur, mais possédant tout de même une touche débrouillardise et de coriacité pour mener l’enquête quoi qu’il arrive.

En fait, je ne me suis pas du tout ennuyée mais je n’ai pas non plus trouvant l’ensemble du roman palpitant (oui c’est bateau dit comme ça). Mais comme il fait tous justes 200 pages et qu’il a suffisamment de péripéties, la lecture se passe bien. C’est donc un polar noir, qui se lit vite et voilà.

Reply