La vie très privée de Mr. Sim de Jonathan Coe

couv33114072Grâce au Club des lecteurs numériques, j’ai pu lire le livre La vie très privée de Mr Sim de Jonathan Coe sauf que contrairement à beaucoup de personne, je n’ai pas du tout aimé. Au contraire, ce livre m’a ennuyée à mourir. Evidement ce n’est que mon ressentie du livre.

On suit la vie de Maxwell Sim, un type ordinaire, qui s’est fait largué et dont sa femme et partie avec sa fille. En congés maladie pour dépression depuis quelque mois, un de ses anciens potes va lui propose de devenir VRP brosse à dent pour une mission qui l’emmènera faire de la route. Maxwell, seul et déprimée, va finir par parler à son GPS. Evidement ce n’est pas tout, on suit le cheminement de Maxwell dans sa relation avec son père et ses amis mais aussi sur lui même et son passé.

Sauf que d’une part j’ai trouvé le style très basique. En disant basique, je veux dire, écrit correctement, facile à lire mais le style reste fade. Je lirais une notice de montage (peu importe de quoi) de la même façon que j’ai lu se bouquin, à savoir sans aucune connexion sentimentale ou désire de continuer. D’ailleurs il m’en a fallu du temps pour le lire.

L’autre problème était l’histoire. On a Maxwell, un mec rempli de tourments et de questionnements. Sauf que ses introspections, ça va cinq minutes pas plus. Le style étant fade, ça n’aide vraiment pas. Il y a des passages que j’ai survolés en lisant que les dialogues, parce que ses longs monologues m’ont ennuyée, c’est trop long pour rien au final. D’ailleurs, j’en suis même venue à penser : « bon c’est bon, on est au courant là, tu te répètes et radotes de trop, tires-toi une balle et que j’en finisse avec ce livre ». Oui c’est super moche de dire ça, mais dans la vraie vie je ne suis pas comme ça !

Après avoir failli abandonner à moult reprise, je voulais tout de même savoir ce qu’il allait devenir, donc j’ai fini par le finir (ce fût dur croyait moi) ce livre et j’ai été super méga déçue de la fin. Ceci dit, il y a tout de même quelques passages intéressants mais comme l’ensemble tire trop en longueur et étant trop ennuyeux, ces passages en sont éclipsés.

Pour finir voici un mot que j’ai découverts : Emberlificoter = s’empêtrer, s’embrouiller.

Aussi, deux citations que je trouve très justes :

En quittant le Starbucks, je suis entré dans une boutique qui vendait des tablettes de chocolat à un prix prohibitif – des tablettes profilées, avec un conditionnement minimaliste, comme si les designers d’Apple s’étaient lancés dans la confiserie.

Il aime l’argent au-delà de tout, il en veut, et il ne reculera devant aucun moyen à sa disposition pour en avoir. C’est ce que j’entends quand je dis que ces gens sont ennuyeux à périr. Pour moi l’argent est un moyen. Si j’en avais, je voyagerais. Je découvrirais le monde en grande pompe. Il ne me déplairait pas de m’offrir de bonnes places à l’opéra. D’acheter un ou deux Picasso. Mais Crispin et ses semblables voient l’argent comme une fin en soi. Leurs aspirations ne vont pas au-delà. Et pour moi, je regrette, c’est une vision du monde dépourvue d’intérêt. Creuse, superficielle, sans rien derrière. Parce que, enfin, qu’est-ce qui peut bien se passer dans la tête de ces gens ? Quelle vie intérieure ont-ils ?

3 Comments

  1. Reply

    Je te rassure, moi aussi il y a eu des livres où j’ai eu envie de dire au personnage “tire-toi une balle et qu’on en finisse” 😀

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      Ouf!! Nan mais pour certain livre, ça en devient vraiment ennuyeux!


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