La trilogie steampunk de Paul di Filippo

couv66900052Sans le savoir, je suis à la recherche de roman steampunk depuis ma jeunesse, dont je viens enfin de découvrir un des incontournables du genre avec La trilogie steampunk de Paul di Filippo. J’avoue que j’aurais été bien incapable de mettre le mot steampunk à ce roman si ce n’était pas écrit dessus (comme le port-salut), en plus d’en avoir confirmation d’après la liste « romans steampunk incontournables » d’actuSF.

Synopsis
À Londres, la jeune reine Victoria a disparu alors qu’elle s’apprêtait à monter sur le trône. Seule solution pour éviter le scandale : la remplacer provisoirement par une étrange créature mi-femme mi-salamandre qui lui ressemble étrangement, fruit des recherches biologiques de Cosmo Cowperwaith. Une créature aux formidables appétits sexuels, qui n’ont pourtant rien à envier à ceux de la vraie Victoria…
Ailleurs, dans le Massachusetts, le grand savant Agassiz compte bien prouver scientifiquement et définitivement la supériorité de la race blanche. Sa théorie fumeuse va pourtant être mise à mal par l’arrivée inopinée d’un marin et de sa compagne Hottentote (une aborigène d’Afrique du sud) qui ont besoin de lui pour retrouver les parties génitales de la mère de cette dernière, devenues depuis un dangereux talisman.
Quand à la poétesse Emily Dickinson, il fallait qu’elle tombe amoureuse de Walt Whitman pour oser s’aventurer dans le royaume des morts, où elle va rencontrer le jeune Allen Ginsberg.

J’ai énormément aimé ce livre, qui se compose de 3 novellas (2 nouvelles et 1 roman court, enfin je ne sais jamais vraiment où se situe la limite entre nouvelle, novela, roman court et long). J’ai adoré les deux premières nouvelles, mais je n’ai pas du tout réussi à entrer dans la troisième, j’étais « absente » en la lisant, il faudra que je retente sa lecture du coup.

J’adore les histoires de savants fous et ici j’ai été servie avec celui qui créé une femme-triton ou l’autre nazi (enfin je fais un résumé anachronique, vu qu’il est raciste, il a foi en la race supérieur aryen, etc.). Sauf qu’en plus de ces histoires de scientifiques/sciences, qui sont omniprésentes dans ce livre, il y a beaucoup d’humour et un univers lovecraftion que j’adore. D’ailleurs, les références à Lovecraft, son univers et ses créatures ne manquent pas. Aussi, c’est porté sur le sexe (femme-triton qui bosse dans un bordel ou encore des types qui partent à la recherche d’une idole à connotation sexuelle), ceci dit, il n’y a pas de scènes sexuelles, c’est juste une thématique présente. D’ailleurs, une autre thématique est présente, celle du féminisme, que ce soit de manière direct dans la nouvelle Victoria ou plus ou moins indirecte dans Des hottentotes. Ensuite, l’humour présent est surtout dû aux duos de personnages présents dans les nouvelles. Par exemple dans Victoria, le scientifique, qui a créé une femme-objet sexuel se retrouve avec une féministe et dans Des hottentotes, un nazi (même si le terme est anachronique) se retrouve à bosser avec des nègres (terme utilisé d’après la nouvelle), cela donne des situations et discussions humoristiques.

J’ai donc pris beaucoup de plaisir à lire ce livre, j’ai clairement envie de découvrir plus en détails cet auteur qui a su me happer dans son univers où la science, l’ambiance lovecraftienne et l’humour sont présents.

2 Comments

  1. Reply

    Voilà un livre qu’il faut absolument que je lise ! 🙂

    • Mortuum Reply

      Oui! Si tu aimes l’ambience Lovecraft, l’humour bizarre avec des savants fous bizarres, oui, il faut que tu le lises 🙂

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