La Trilogie des Fourmis, tome 1 : Les Fourmis

couv75106888Voilà, j’ai enfin fini un livre que j’avais envie de lire depuis longtemps et dont j’en avais entendu que du bien, sauf que malheureusement la lecture ne fût pas si agréable que ça. Je parle du livre Les fourmis de Bernard Werber.

Mon problème avec ce livre, n’est pas du tout le fond. Car déjà l’idée de faire un livre sur les fourmis, j’ai trouvé ça intéressant. Mais aussi l’histoire du livre est sympa. On suit deux événements distincts au départ mais qui se regroupe à la tout fin de livre. D’une part les fourmis, avec leur cité, leur reine et on suit quelques fourmis clés qui vont mener l’histoire et surtout partir à la recherche de l’arme secrète qui a décimée tout une troupe d’exploratrice soldate en une fois dont seul un rescapé s’en est sortie. De l’autre côté, on suit des humains parmi eux, un entomologiste qui a écrit l’encyclopédie du savoir relatif et absolu, après sa mort, il a laissé un mystère plané sur sa cave de la maison. Son fils et petit-fils vont finalement braver l’interdiction d’y entrer mais ne reviendrons jamais comme l’équipe de sauvetage. En gros, on a d’une part des conflits entre fourmis et une cave mystérieuse chez les humains, deux histoires qui ne cesse de s’alterner sans prévenir et le tout contenant des brefs passages sur les fourmis ou même les humains provenant de cette fameuse encyclopédie.

J’ai donc aimé cette histoire, même si seulement au dernier chapitre on a le lien entre les deux et donc, je suppose, le prélude au tome 2. L’ensemble de l’histoire est intéressante même s’il y a des passages un peu mous par ci par là.

Par contre, j’ai eu un mal fou avec la forme. Je n’accroche absolument pas au style de Werber. Son style d’écriture m’a vraiment ennuyée au point de rendre Les fourmis une lecture pas agréable malgré l’excellente idée d’un livre sur les fourmis et son histoire intéressante et sympa. Arrivé en fin de livre, j’étais soulagé. Malheureusement, maintenant j’ai le cul entre deux chaises, j’aimerais lire le tome 2 pour savoir ce qu’il va se passer, mais en même temps la lecture n’est tellement pas agréable à mes yeux que je n’ai pas envie de m’y lancer.

Quoi qu’il en soit, cette lecture m’a permis de découvrir de nouveaux mots mais aussi de relever une erreur scientifique dans le livre. Sente = petit chantier, chemin. Phalanstère = communauté de travailleur dans le système de Fourier. Triumvirat = association de trois personnes pour exercer un pouvoir. Couardise = Lâcheté, Reitre = brute. Stipendier = payer quelqu’un pour exercer de mauvaise actions. Trophallaxie = mode de transfère de nourriture utilisé par certains insectes. Béotien = ignorant et grossier. Concernant l’erreur, la voici « alors que notre langue ne sait reconnaître que quatre saveurs », ce qui est faux, notre langue en reconnait cinq : sucré, salé, amer, acide et umami (qui correspond à l’acide glutamique dont on a les récepteurs gustatifs).

Quoi qu’il en soit, cette lecture m’a faite voir les fourmis d’un autre regard. Dommage que le style soit aussi désagréable pour moi, car ça aurait pu être une bonne lecture mais non. Finalement, si vous aimez le style d’écriture de Bernard Werber, je vous conseille ce livre, sinon essayez de lire quelques pages avant pour vous en faire une idée. Mais bon, vu que la plus part des gens ont adoré ce livre, c’est peut être juste moi qui n’ai pas réussi à me faire à la forme de ce livre.

Enfin pour finir, voici deux citations qui proviennent des extraits de l’encyclopédie qu’on retrouve de temps à autre dans le livre : « La nature hait l’uniformité et aime la diversité. C’est là peut-être que se reconnaît le génie. » ; « On progresse mieux, dans les strates de la société si l’on sait séduire, réunir des tueurs, désinformer, que si l’on est capable de produire des concepts ou des objets nouveaux. »

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