La tour de Babylone de Ted Chiang

couv28923016J’ai lu le recueil de nouvelles La tour de Babylone de Ted Chiang dans le cadre de la lecture commune avec Le Cercle d’Atuan (sur le forum Planète-SF) et je n’ai pas apprécié ce recueil.

C’est un recueil composé de 8 nouveaux suivis des notes de l’auteur expliquant d’où lui est venue l’idée de chacune.

La première nouvelle au titre éponyme, La tour de Babylone, ne m’a vraiment pas convaincue, je l’ai déjà oublié. Au départ, je pensais que c’était à cause de la thématique qui ne me parle pas, mais au fil des nouvelles, je pense que c’est le style de l’auteur qui m’ennuie profondément.

S’en suit, Comprends, une nouvelle qui me parle déjà plus vu qu’un homme se voit infligé un traitement le rendant intelligent. C’est intéressant de voir son évolution et contrairement à ce que ceux du cercle d’Atuan pensent, je ne trouve pas qu’il se déshumanise. Certes, il traite tout de manière rationnel/mathématique, mais il fait tout ça de manière très égoïste et égocentrique, il l’explique d’ailleurs à la fin lorsqu’il rencontre une autre personne.

Ensuite, il y a Division par zéro, une nouvelle sur les mathématiques et leurs explications. L’idée est intéressante mais la narration m’ennuie profondément (tant l’histoire, que les personnages). Le problème est que c’est le cas pour toutes les nouvelles de ce recueil. Dans L’Histoire de ta vie, l’idée de cherche à comprendre le langage des extra-terrestres rencontrés est génial, mais la partie sur l’histoire de la mère et de sa fille m’ont profondément ennuyée. Puis les extra-terrestres sont partis comme ils sont venus, donc aucune information là-dessus. Encore une fois, l’auteur pointe une idée intéressante mais sa mise en situation m’ennuie. Dans Soixante-douze lettres, on retrouve le même « schéma », l’idée des automates et leurs implications dans la société est une thématique intéressant, mais à nouveau, son traitement m’ennuie ainsi que la partie sur les golems et leur reproduction.

Dans les notes de l’auteur, on apprend que la nouvelle L’évolution de la science humaine a été publiée dans Nature. Elle est lisible sur le site de Nature sous le titre Catching crumbs from the table. C’est une sorte d’ « essai » qui n’est pas inintéressant sur la comparaison et l’implication des humains et métahumains dans la science.

Dans L’Enfer, quand Dieu n’est pas présent, l’auteur aborde le thème de la religion, des miracles et de la croyance. Comme depuis le début, il y a des idées intéressantes mais le traitement de fond est chiant.

Enfin Aimer ce que l’on voit : un documentaire est la seule nouvelle du recueil que je trouve vraiment réussi tant sur le fond que la forme. L’auteur aborde le sujet de l’apparence et la beauté pour en venir à l’idée de la calliagnosie (incapacité à percevoir/interpréter la beauté) qui permet de ne plus être conditionné par elle. J’ai vraiment apprécié que l’auteur ne donne pas de partie pris sur la calliagnosie, mais qu’il nous donne des points de vue différents à travers ses personnages.

Au final, j’ai aimé 1 nouvelles sur les 8, ce n’est donc pas faramineux. La raison est simple, je trouve que l’auteur a d’excellentes idées mais son style, ses histoires, ses personnages et sa narration m’ennuient profondément.

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