La saga du Roi Arthur, tome 1 : Le roi de l’hiver de Bernard Cornwell

couv7942962Quand j’étais petite, j’adoré les légendés arthuriennes, maintenant j’apprécie toujours autant, mais ça fait belle lurette que je n’en ai pas à ce sujet. Du coup, je me suis lancée dans La saga du Roi Arthur, tome 1 : Le roi de l’hiver de Bernard Cornwell. Bien que ce roman possède beaucoup de qualité, je n’ai pas apprécié cette lecture à cause de ses descriptions qui n’en finissent plus et où il ne se passe rien.

Bernard Cornwell change la vision des légendes arthuriennes que l’on peut avoir. Certes, on retrouve Lancelot, Arthur, Merlin, Guenivère, Galaahad, Mordred, etc, l’auteur nous place dans un contexte réaliste et sans magie. Merlin n’est pas un magicien ou enchanteur, il est juste un druide. Dans ce contexte réaliste, nous suivons Arthur et sa troupe qui va protéger le roi, bébé, Mordred (frère d’Arthur et fils d’Uther) des autres peuples de Bretagne (alors qu’Arthur ne souhaite que la paix), mais aussi contre les invasions saxonnes. Autres points importants, en plus de devoir lutter contre les attaques d’ennemies, il y a aussi la lutte religieuse avec d’un côté les religions païennes et de l’autre christianisme qui prend de plus en plus le pas.

On est donc finalement assez loin des légendes arthuriennes, on se retrouve dans un réalisme de ce qui aurait bien pu se passer à cette époque, et cela rend le récit intéressant.

Autres choses intéressantes, Bernard Cornwell caractérise très bien les différents personnages. Les personnalités de chacun ressortent très bien, tout comme les descriptions de lieu, ce qui apporte de la profondeur au récit.

Ceci dit, j’ai trouvé un énorme point noir à ce roman. L’auteur (c’est mon premier roman de lui, donc je ne sais si c’est son style ou non) se lance dans d’interminables descriptions où il ne se passe rien. Du coup, j’ai trouvé ça très vite lassant et ennuyant à lire. Sans oublier que l’histoire est narrée par Derfel (pupille de Merlin, qui se retrouvera à servir Arthur), qui a tendance à couper les moments de narration enfin intéressante. Donc soit, il n’y a rien de captivant, soit il commence à y en avoir et Derfel casse l’ambiance (pas toujours, certes).

En conclusion, je trouve que ce n’est pas un mauvais livre en soi, l’idée de narrer la saga du roi Arthur de manière réaliste est très intéressante (avec les rivalités : guerre et religion), mais malheureusement, j’ai trouvé que le roman manquait d’accroche. Il est lent a démarré (j’oserai presque dire « il ne démarre jamais vraiment », mais c’est exagéré) et l’auteur n’a pas réussi à me tenir en haleine, principalement à cause de ses descriptions inintéressantes et sans fin. Dommage.

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