La reine des pommes de Chester Himes

couv11778849La reine des pommes de Chester Himes est un roman policier, qui dépeint Harlem des années 50.

Synopsis
Employé des pompes funèbres, Jackson est un naïf. Il fait confiance à Hank, un aigrefin qui lui a fait croire qu’il possède, comme Jésus, le pouvoir de multiplication. Sauf qu’ici, il ne s’agit ni de pain, ni de vin, mais de billets de banque. Jackson y perd tout son magot et, par la même occasion, son épouse Imabelle. Pour retrouver Hank, ses complices et aussi sa femme, Jackson fait appel à son frère Goldy, un indicateur qui met la police sur la piste.

On suit l’histoire de Jackson, la reine des pommes, tellement naïf et idiot, qu’il ne voit pas que sa compagne, son frère jumeau, d’autres, l’entube à plein nez. C’est tellement flagrant, mais il n’y voit que du feu et ne vois pas le mal devant sa tête. Il part donc à la recherche de sa compagne et de sa mallette de petite d’or suite à du blanchiment d’argent (transformer un billet de 10 en 100$, oui c’est gros et pourtant, il y croit) qui a mal tourné.

En début de lecture, je suis allée voir qui était cet auteur. Car non seulement, je n’étais pas née dans les années 50, je n’ai jamais mis les pieds à Harlem et je ne suis pas afro-américaine. Je voulais donc connaitre l’auteur pour comprendre le roman. Je cite wikipedia : « Fils d’enseignants afro-américains, il débute des études à l’Université d’État de l’Ohio à Columbus qu’il finance en étant liftier et barman. Il tombe un jour dans une cage d’ascenseur vide et en restera légèrement handicapé : il sera obligé de porter un corset. À 19 ans, il traîne avec une bande de voyous de Cleveland, supervise une table de blackjack, revend de l’alcool clandestin. À l’âge de 19 ans, il finit par être pincé et se voit condamné à 20 ans de prison pour le vol de bijoux et d’une voiture. Durant son séjour carcéral, il découvre dans la bibliothèque carcérale la littérature (de Dashiell Hammett et de Raymond Chandler, auxquels il sera souvent comparé, mais aussi les romans de Fiodor Dostoïevski). En 1934, il publie sa première nouvelle alors qu’il est encore sous les verrous. Dès lors les textes se suivent, où il s’attache à décrire la condition du Noir américain pour le Cleveland Daily News. Sa bonne conduite lui permet d’être libéré après avoir purgé seulement sept ans de sa peine. »
La lecture de cette bibliographie m’a vraiment permise de comprendre l’une ampleur réaliste du roman tellement que certaines scènes ou lieux se retrouvent dans sa bibliographie. L’auteur a donc réussi à dépeindre Harlem des années 50. Mais, en plus de savoir de quoi il parle, il a aussi réussi à écrire un polar prenant avec beaucoup d’humour, des personnages haut en couleur, des dialogues/expressions drôles et un style très vif et incisif. En gros tout ce que j’adore.

L’histoire est très rythmé et le scénario prenant aux scènes cocasses voir loufoques (par exemple : le coup du corbillard, je pense à un moment précis vers la fin), tout comme les principaux personnages dont, évidement, Jackson le naïf croyant, son frère qui se fait passer pour une none, les deux policiers désabusés (Fossoyeur Jones et Ed Cercueil Johnson) mais n’ayant aucun problème à recourir à la violence dans leurs fonctions.

Je suis contente d’avoir découvert cet auteur et j’ai hâte de lire d’autre roman de la série Coffin Ed Johnson and Grave Digger Jones (noms des deux flics en VO).

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