La princesse au dragon de Marion Zimmer Bradley

couv59961321Je voulais me faire une petite lecture sympa vite fait, alors j’ai lu La princesse au dragon de Marion Zimmer Bradley, c’était vite fait, mais moins sympa que prévu.

C’est un livre jeunesse fantaisie qui s’adresse plus au jeune qu’au ado et plus.

Je vous fait un petit copier/coller du synopsis, bien que je n’ai pas pour habitude de le faire.

« Un conte inédit signé Marion Zimmer Bradley : princesses, magiciens, sorts et dragons.rnMagicienne depuis des temps immémoriaux, Lythande a un secret : elle est une femme, mais aucun homme ne doit le savoir, sans quoi elle perd tous ses pouvoirs. Lythande est appelée au château par le seigneur Tashgan à l’occasion de ses noces. Il la désigne comme son champion pour une joute magique qui doit être le clou des festivités. Au château, elle retrouve son amie Eirthe, la fabricante de chandelles, accompagnée de ses salamandres. C’est grâce au don magique de cette dernière pour la sculpture de figurines de cire qu’elles découvrent anguille sous roche : la princesse Velours, superbe promise de Tashgan, ne montre pas son vrai visage ; quant à sa femme de compagnie, dame Mirwen, sa réelle apparence est celle d’une immonde araignée ! L’arrivée d’une nouvelle magicienne, dame Beauté, superbe créature mais en réalité dragon-garou, va achever de compliquer la situation : décidément, les noces de Tashgan risquent bien d’être mémorables… Ecrit en 1997 à destination de la jeunesse, ce conte fantastique aux accents féministes ravira aussi bien les grands que les petits. »

Sur l’histoire et le scénario, je me suis plutôt bien ennuyée. Même si globalement j’aime bien le personnage de Lythante, Eirthe et ses salamandres et Beauté. Globalement, car en fait, ils m’ont plutôt fait ni chaud ni froid, j’avais juste une sorte de sympathie pour elles.

Bon, par contre, la morale et le côté féministe, je ne l’ai pas vu, ou alors je ne l’ai pas comprise correctement. En fait, il y a une sorte de moral « la beauté intérieure c’est mieux que la beauté extérieure », jusque-là OK. Sauf que la fin ne va pas vraiment dans ce sens, bien au contraire.

Attention spoile ! Donc à la fin le Prince découvre le vrai visage de sa future mariée. Il la trouve laide et veut revoir la beauté d’avant. On apprend qu’en fait, il est ultra superficiel et que le seul but de la princesse est de se marié et de faire des enfants/descendants. La princesse, tout en sachant que le prince ne l’aime pas et en a rien à foudre d’elle, car tout ce qu’il veut s’est une nana belle pour faire des mômes, elle va tout de même accepter ça, en masquant son vrai physique par la magie et espérer qu’un jour, il l’aimera. Ah bah bravo, ça c’est de la morale féministe, accepter de jouer les pouf quoi qu’il arrive et surtout après d’un type superficiel qui ne l’aime pas, donc en gros préférer être belle et pondre que de refuser le mariage (toujours possible) pour aller vivre et faire autre chose de bien plus intéressant etc. Bref, je trouve cette fin de livre totalement à l’encontre de la morale voulue.

Au final, je me suis ennuyée, heureusement qu’il faisait que 104 pages, que je n’ai même pas lu en une traite, c’est dire.

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