La mort vivante de Stefan Wul

couv51738149Voici mon premier Stefan Wul avec La mort vivante est qu’est-ce que j’ai adoré ce roman de science-fiction fantastico-horreur.

Voici le synopsis :
« L’Homme a quitté la Terre pour s’exiler sur Venus et d’autres planètes lointaines. La science y est diabolisée en raison des dégâts irréparables qu’elle a causés sur Terre. Tolérée jusque dans certaines limites, elle est sous le contrôle de la Haute-Prudence, sorte d’administration ecclésiastique qui prône la vigilance. Pourtant, sur Terre, quelques survivants ont décidé d’y rester et survivent grâce notamment au marché noir : œuvres d’art, livres et autres qu’ils trouvent dans les entrailles de la planète dévastée et revendent aux plus offrants sur Vénus. C’est ainsi que Joachim, le Maître-biologiste, est appâté par un vendeur de livres scientifiques. Mais il s’agit en fait de le contraindre à venir sur Terre pour aider une femme, chef des Terriens, dont la fille est gravement malade. Sur place, la fille étant décédée entre temps, Martha, la mère, propose à Joachim de tenter un clonage de sa fille. »

On suit donc un savant biologiste réprimé et ralenti dans ses recherches par la religion qui fait foi et dont la science est rejetée. Il n’a pas le droit de continuer ses recherches sur le clonage, il ne peut faire ses recherches en paix lorsqu’une femme lui demande son aide depuis la Terre. Ce savant a le cul entre deux chaises, accomplir des avances scientifiques ou rester dans les bonnes lignes de conduites religieuses qui haït et interdit la science. Finalement, il se lance dans le clonage de la fille et c’est là que tout va déraper.

Ce livre a donc une lecture plus profonde qu’un simple « livre d’horreur ». D’une part, il point l’incohérence de la religion à interdire la science alors que sans elle, aucune médecine ne serait présente et surtout, ils n’auraient pu quitter la Terre pour Vénus pour y vivre dans de meilleures conditions.

Un aspect bioéthique est aussi souligné avec le clonage humain non pas dans un but thérapeutique, mais dans le but de faire plaisir à une mère qui a perdu sa fille et qui aimerait retrouver une « copie conforme » (On sait très bien que l’ADN ne fait pas tout, mais ça c’est une autre histoire.). Alors que son but était de comprendre les mécanismes de clonage et développement chez les poissons et batracien, sauf qu’il en a été stoppé par la religion considérant ce projet comme une hérésie. Ce livre montre donc l’importance de la science et l’intérêt à continuer la recherche et les découvertes biologiques, mais en gardant à l’esprit le côté éthique. Je n’ai finalement pas vu ce livre comme une attaque contre le clonage en lui-même, mais plus ce qu’on en fait avec. Cloner un être humain dans le but de faire plaisir à un parent qui a perdu son enfant et souhaite le remplacer et définitivement pas très éthique. D’autant plus que ce livre a été écrit en 1958.

Ensuite, il y a une partie « croyance » et « peur de la mort » qui est abordé. Comment un scientifique convaincu et cartésien, niant la religion, se met à prier un « dieu » parce qu’il pense/sait/se trouve en situation où sa fin est peut être proche. Ce moment où, face à la mort, les gens se mettent à croire en une entité ou dieu, pensant qu’il va les sauver ou faire quelques choses.

Autres que ces aspects « philosophiques » soulevés par le récit, la partie histoire d’horreur est vraiment bien faite. J’en ai flippé par certain moment. Les descriptions du lieu, l’ambiance décrite, les personnages, le mythe, les contines sont bien narrer et écrites, ce qui fait que j’ai vraiment plongé dans ce huit clos fantastique – horreur.

Une lecture rapide, 204 pages, que j’ai vraiment appréciée ! N’hésitez pas à y jeter un coup d’œil, si vous en avez l’occasion et aimer ce genre.

6 Comments

  1. Reply

    Stephan Wull est un auteur de science-fiction français, mal-connu, dentiste de profession et qui pourtant a réalisé des œuvres de SF formidables. Avec Jack Vance, c’est mon auteur préféré. Il a du faire une dizaine de livres en tout et pour tout – tous très agréables à lire.

    • Reply

      Ok si j’ai l’occasion, je vais essayer d’en lire d’autre de lui. Je n’a jamais lu de Vance pour le moment, j’essaierai donc des que j’ai l’occasion de tomber dessus.

  2. Reply

    Stephan Wull est un auteur de science-fiction français, mal-connu, dentiste de profession et qui pourtant a réalisé des œuvres de SF formidables. Avec Jack Vance, c’est mon auteur préféré. Il a du faire une dizaine de livres en tout et pour tout – tous très agréables à lire.

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      Ok si j’ai l’occasion, je vais essayer d’en lire d’autre de lui. Je n’a jamais lu de Vance pour le moment, j’essaierai donc des que j’ai l’occasion de tomber dessus.

  3. Reply

    Stephan Wull est un auteur de science-fiction français, mal-connu, dentiste de profession et qui pourtant a réalisé des œuvres de SF formidables. Avec Jack Vance, c’est mon auteur préféré. Il a du faire une dizaine de livres en tout et pour tout – tous très agréables à lire.

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      Ok si j’ai l’occasion, je vais essayer d’en lire d’autre de lui. Je n’a jamais lu de Vance pour le moment, j’essaierai donc des que j’ai l’occasion de tomber dessus.

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