La Lumière des morts de Thierry Di Rollo

couv4176084J’aime bien les livres d’horreur pour me faire peur vu que je suis une grande trouillarde. Du coup, je me suis lancée dans La Lumière des morts de Thierry Di Rollo que j’ai trouvé sympa à lire.

Ce livre comporte deux parties avec des personnages distincts mais qui se suivent. J’ai d’ailleurs préféré la première à la deuxième.

Voici le synopsis :

“L’homme-Afrique s’éveille, l’heure du carnage a sonné !
Ils sont trois. Trois épaves échouées dans un des nombreux parcs animaliers de cette Afrique en fin de course. Trois gardes dont le rôle se limite à mesurer la déchéance des animaux qu’ils sont censés protéger, sauvegarder. Il y a Bongo, qui pue comme une charogne recuite par le soleil, qui ne parle pas, ou si peu, mais qui sourit, ça oui. Il y a Lhar, l’Allemand, imbibé du matin au soir, une outre d’alcool qui, bien que titubante, parvient encore à bander… Et il y a Dunkey, l’homme trouble au passé chirurgical. Un passé lancé à ses trousses, dont il mesure l’inexorable progression.
Et voici qu’arrive l’homme-Afrique, le tueur d’assassins qui, au loin, devine sa prochaine destination : cette Europe grise des blancs propres. Il est l’homme-rhinocéros, tout auréolé de cette étrange lueur bleutée que Bongo appelle la lumière des morts.
Préparez-vous…
Il approche.”

Dans cette première partie, nous nous retrouvons dans ce parc animalier où déjà l’ambiance n’est pas au top avec ces 3 gardes un peu particulier. On s’imagine très vite en leur compagnie et l’odeur d’alcool de Lhar à celui de Bongo, qui doit être bien nauséabonde. Non pas qu’on s’attache à eux, mais il ne laisse pas vraiment indifférent, surtout Dunkey et Bongo. Bongo m’a inspirée, au départ, de la pitié à partir du moment où il va voir/sentir La lumière des morts. Puis de la peur, car il a un comportement qui a réussi à me faire propager sa peur. Pour Dunkey c’est différent, son passé morbide fait que j’aurais finalement aimer qu’il ne se retrouve pas dans ce trou avec ce qui va lui arriver. Enfin, Lhar m’a plutôt laissé indifférent, c’est un personnage que je n’ai pas trouvé intéressant.

J’ai bien aimé cet épisode, car il nous plonge dans la peur, la folie et l’horreur progressivement et au fil de la traque, le tout booster avec les anecdotes du passé morbide de Dunkey. On sait pas si Bongo hallucine ou si la présence de cette auréole bleue maléfique est réelle. C’est vraiment troublant, les personnages sombres dans la folie et la peur d’une traque et une fuite horrifique.

Dans la deuxième partie, on suit une shooter, profession de tueur sans limite. En plus d’une haine qu’elle voue aux hommes, elle se retrouve dans une mission qui va l’emmener à découvrir une zone obscure dans la ville, où elle est hors connexion (je n’en dit pas plus) pour y suivre un couple qui commet des horreurs. Ici, on est dès le départ plongé dans la violence et l’horreur, donc il n’y a pas vraiment d’évolution à ce niveau-là. Le personnage principal, bien qu’elle soit charismatique, ne m’a pas du tout emballée. Mais au moins, on découvre aussi progressivement sont passés et pourquoi elle a fini par devenir shooter.

Par contre, autant toute le début jusqu’à la fin de cette deuxième partie est clair, autant la fin m’a parue obscure, c’est d’ailleurs pour ça que j’aurais aimé en savoir plus sur cet Homme-Rhinocéros. Car la fin n’explique finalement pas grand chose et reste plus que flou, en tout cas pour moi.

On a donc deux histoires très sombres, comme je les aime, dont la première est vraiment plus palpitante à mon goût grâce à cette progression dans l’horreur mais manque d’action contrairement à la seconde histoire. Tous les deux sont liés à un certain point. Malheureusement, j’aurais aimé en savoir plus sur l’homme-rhinocéros, un élément clé de ces histoires, donc j’ai été sur ma faim. Hormis, ça, ce livre a été une lecture bien sympa, car l’ambiance sombre et noire est très bien représenté et j’ai vraiment eu l’impression de me retrouver aux côtés des personnages principaux dans leurs mondes (parc animalier en Afrique ou zone urbaine en Europe) décadents, sans espoir, sans aspiration autre que l’horreur.

Au final, je compte bien aller lire d’autre livre de cet auteur! J’aime beaucoup son style et la façon dont il arrive à nous mettre mal à l’aise avec ses ambiances très glauques et sombres.

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