La fille aux cheveux noirs de Philip K. Dick

couv15549910Alors que je voulais lire un roman court de SF, je me suis lancée dans La fille aux cheveux noirs de Philip K. Dick sans lire le synopsis. J’ai fini par vite aller le lire pour me rendre compte que ce n’était pas vraiment ce que je souhaitais lire mais comme je n’avais pas d’apriori non plus, j’ai continué ma lecture.

Synopsis
Elle est Emily Hnatt dans Le Dieu venu du Centaure, Donna Hawthorne dans Substance Mort, Sherri Solvig dans Siva, Rybys Romney dans L’Invasion divine…
Multiple, fantasmée, elle traverse une existence marquée par des expériences mystiques, le doute et l’abus de drogue. Ses cheveux sont noirs connue la nuit ; figure invariante, démiurgique, elle est chaque femme que Philip K. Dick a connue et aimée. La fille aux cheveux noirs rassemble toutes les lettres qu’il a adressées à cette mystérieuse muse, personnage aussi réel que virtuel et raison d’être de son travail littéraire.
Au détour de cette correspondance à sens unique, où se mêlent fiction et autobiographie, apparaît en filigrane le portrait d’un auteur qui fit de sa vie son meilleur roman.

Si j’ai bien compris, ce livre est un recueil de lettres écrites par K. Dick et publié à titre posthume. Ces lettres sont destinées à des femmes fictionnelles ainsi que réelles, comme sa mère. On ne sait pas très bien où est la fiction du réel et je me demande même pourquoi l’éditeur à publier ses lettres ? Est-ce qu’il a eu l’aval de l’auteur avant sa mort ?

J’ai déjà pu lire des autobiographies intéressantes comme celle de Rocco Siffredi ou Charles Gounod (oui je sais, deux personnages bien différents). Car on découvre leur vie professionnelle et l’envers du décor de leur profession. Aussi les passages personnels servent d’appui à comprendre la vie professionnelle. Sauf que ici, dans La fille aux cheveux noirs, je n’ai rien trouvé d’intéressant. On découvre les histoires de drogue et problèmes psychologiques de K. Dick (d’ailleurs tout est ramener à Freud, qui je le rappelle n’est pas un scientifique et la psychanalyse n’est pas une discipline scientifique), on lit des lettres à ses femmes dont je m’en fiche un peu pour être très honnête car elles ne contiennent rien de vraiment intéressants, d’autant plus que l’on ne sait pas le vrai de l’imaginaire. Seulement certains passages en rapport avec le contexte de son époque et sa vie d’écrivain sont intéressants mais ils sont trop peu nombreux.

Bref, je n’arrive pas à cerner l’intérêt de ce livre, ni à qui il s’adresse (les fans inconditionnels de Philip K. Dick ?). Heureusement ce fût court et j’ai sauté les dernières pages.

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