La Fille automate de Paolo Bacigalupi

couv27480661Je me suis rendue compte que je lisais surtout de la « vieille » SF et finalement, peu de romans de science-fiction récents. Pour remédier à ça, je me suis lancée dans La fille automate de Paolo Bacigalupi. C’est un pavé de 600 pages que j’ai globalement apprécié, surtout pour son background et l’univers que l’auteur décrit, moins pour les personnages principaux.

Synopsis
Fin du XXIe siècle, après le grand krach énergétique, la calorie est devenue l’unité la plus recherchée. Anderson Lake travaille en Thaïlande pour AgriGen, une multinationale agroalimentaire. Sa couverture de gérant d’usine lui permet de passer au peigne fin les marchés des rues de Bangkok à la recherche de denrées que l’on croit disparues. Là, il rencontre Emiko.
Emiko est la Fille automate, une belle et étrange créature abandonnée. Emiko n’est pas humaine, elle fait partie du Nouveau Peuple, c’est un être artificiel élevé en crèche et programmé pour satisfaire les caprices décadents d’un homme d’affaires de Kyoto.
Considérés comme des êtres sans âme par certains, comme des démons par d’autres, les automates sont des esclaves, des soldats et des jouets pour les plus riches dans ce futur proche et effrayant où les sociétés de calories dirigent le monde. L’ère du pétrole est passée, et les effets secondaires des pestes génétiquement modifiées ravagent la terre.
Qu’arrive-t-il quand les calories deviennent monnaie ? Quand le bioterrorisme devient un outil de profit pour les entreprises ? Quand les dérives génétiques dudit bioterrorisme forcent l’humanité à basculer dans l’évolution posthumaine ?

Je trouve le background de l’histoire très intéressant. Dans un monde post-pétrole, on retrouve des thèmes agroalimentaires actuels (bien que ce phénomène ne soit pas du tout récent), notamment avec les corporations qui vendent leurs fruits/légumes stériles, les pestes génétiquement modifiés qui déciment ces plantations, ce qui entraîne des famines considérables, etc. Le génie génétique est aussi présent et pas uniquement en agroalimentaire. La ressource d’or n’est plus le pétrole, mais c’est la calorie. Pour produire ça, des modifications génétiques ont permis de créer de gros mastodontes animaliers spécialement conçu pour effectuer ce genre de besogne. Mais ce n’est pas tout. Le génie génétique a aussi créé le Nouveau Peuple, des sortes d’humain avancés, génétiquement modifié pour une tache et programmé pour avoir un maître. Il y en a de divers types, des soldats comme des prostitués dont La fille automate.

Alors que le monde crève de faim et que les méga corporations détiennent les calories, un pays survie grâce à son fonctionnement « autarcique » (du moins l’importation est très contrôlée et les corporations ne peuvent y mettre les pieds avec leurs produits), ses banques à semences et son génie génétique. Ce pays est la Thaïlande. C’est dans cet univers, que l’on va suivre plusieurs personnages principaux dont La fille automate, deux chemises blanches (travailleurs pour le gouvernement) et Anderson Lake, un membre d’une corporation.

Hormis La fille automate, je n’ai pas eu de feeling pour les autres personnages. J’ai eu l’impression de suivre l’histoire de manière très (voir trop) détaché du roman, ce qui est dommage. Mais à côté de ça, l’auteur a réussi à créer un univers (une anticipation ?) riches et complexes qui vaut la lecture. Je n’ai pas l’impression que l’auteur est voulu dire que le génie génétique est une abomination mais plutôt que, comme tout outils, ça dépend dans quelles mains elle se trouve. Par exemple, une solution à un problème du roman est justement l’utilisation du génie génétique. Bon évidement, c’est la façon dont je vois ça, peut être que l’auteur voulait dire quelques choses de différents. Je ne suis pas forcément d’accord avec tout dans ce roman (du moins, les thèmes et piques que l’auteur veut nous montrer), mais ce roman a le mérite d’être très intéressant au niveau de l’univers décrit par l’auteur, moins par ses personnages (hormis la fille automate).

2 Comments

  1. Reply

    Je reste intriguée par le rendu de l’auteur mais je me demande si j’arriverai à réellement accrocher. (il n’y a plus qu’à se lancer pour le savoir)

    • Mortuum Reply

      Ah oui je pense que c’est le genre de roman qu’il faut lire soit même pour se faire une idée. Je ne pourrais pas le déconseiller car il est vraiment intéressant après je comprends que l’on aime pas pu que l’on ne soit pas entrée dans l’histoire.

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