La baie des Trépassés : La rouille de Patrick Ferrer

couv32559033Grace à Livraddict et aux éditions Boz’Dodor, j’ai pu lire La baie des Trépassés : La rouille de Patrick Ferrer qui se compose de nouvelles courtes : La baie des trépassés et La rouille. Deux nouvelles SF, même steampunk (j’aime beaucoup le steampunk à scientifique/savant fou, mais c’est un pléonasme, je suppose).

Synopsis
Le vieux Bolzec l’avait bien dit : seuls les maudits osent courir la lande un soir de tempête sur la Baie des Trépassés. Surtout lorsque ce vieux fou de Professeur se livre à ses étranges expériences… Il y a bien longtemps qu’on ne l’appelait plus la planète bleue. Depuis le jour en fait où la première expédition sur Mars avait ramené cette étrange spore fossile. Seule aujourd’hui sur le bord du lac à moitié englouti, la jeune Sheela observe la lente progression de cette masse rouge sang avançant vers elle, dévorant tout sur son passage… Laissez-vous emporter dans un univers steampunk que Patrick Ferrer, auteur du bestseller numérique “Le baiser de Pandore”, nous conte avec brio.

J’ai totalement dévoré d’une traite ses deux nouvelles. J’ai adoré l’ambiance, le style de Patrick Ferrer, les deux histoires SF et leurs personnages principaux.

J’ai adoré la confrontation « peuples ignorants aux croyances non fondées (pléonasme encore) vs le scientifique » alors que ce dernier possède bien des qualités et émotions. En quelques pages et surtout en une phrase, l’auteur arrive à mettre de la puissance à son histoire qui peut paraitre simpliste/banal : « Ce n’est pas la méchanceté qu’il faut craindre, mon ange. L’ignorance est ben plus terrible ». L’auteur met pile le doigt sur une thématique cruciale, celle de l’ignorance des gens (donc des conséquences qui en découlent).

La deuxième nouvelle a pour rôle une fille et un robot (son domestique) face au développement de spores destructrices ramenées de Mars. L’évolution des spores et leurs effets ne sont que prétexte pour montrer deux choses (enfin, c’est ainsi que j’ai vu l’histoire) : D’une part la mise en parallèle des robots vs humains, spécifiquement dans ce contexte, mais évidemment, la réflexion peut largement se pousser. D’ailleurs, voici une citation tiré du roman : « Une chose que les hommes n’avaient jamais réussi à enseigner aux robots, c’était la notion de mortalité, de fin inéluctable qui attend tout être vivant. Certains disaient que c’était ce qui séparerait à jamais les androïdes des humains, la certitude que leur existence prendrait irrémédiablement fin un jour. Même la rouille, semblait-il, n’avait pu changer cela. ». Cette citation est évidement tirée hors contexte et lire la seconde nouvelle La rouille (surtout son excellente fin !) permet d’y resonger. D’ailleurs, ça m’amène au second point qui est celui des critères de sélection ou d’exclusion (l’un ne va pas sans l’autre) avec, à nouveau, un rapprochement: robots vs humains (Qu’est ce qui les distingues ? Sont-ils si différents ?). Je ne peux pas en dire plus.

J’ai vraiment adoré ces deux nouvelles SF et j’espère en lire d’autres de Patrick Ferrer.

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