Heureux les heureux de Yasmina Reza

couv5376048Heureux les heureux de Yasmina Reza a un titre bien contraire à son contenu, on se doute que cela est fait exprès et on le découvre au fil de la lecture. Lecture que je trouve d’ailleurs absolument inintéressante.

Heureux les heureux n’est pas un roman, c’est une sorte de recueil de nouvelles sans chutes. Pour être plus précise, on suit des petits bouts de vie de personnages (un par chapitre ou deux), qui, on le découvre au fur et à mesure, sont plus ou moins liés entre eux.

L’auteur dans un style simple nous dépeint la tristesse et la solitude de ces personnages avec quelques touches d’humour par ci pas là. Voilà, je viens de résumer ce recueil en une phrase. Mais voici tout de même le synopsis :

Dans le 95, qui va de la place Clichy à la porte de Vanves, je me suis souvenue de ce qui m’avait enchaînée à Igor Lorrain. Non pas l’amour, ou n’importe lequel des noms qu’on donne au sentiment, mais la sauvagerie. Il s’est penché et il a dit, tu me reconnais ? J’ai dit, oui et non. Il a souri. Je me suis souvenue aussi qu’autrefois je n’arrivais jamais à lui répondre avec netteté. – Tu t’appelles toujours Hélène Barnèche ? – Oui. – Tu es toujours mariée avec Raoul Barnèche ? – Oui. J’aurais voulu faire une phrase plus longue, mais je n’étais pas capable de le tutoyer. Il avait des cheveux longs poivre et sel, mis en arrière d’une curieuse façon, et un cou empâté. Dans ses yeux, je retrouvais la graine de folie sombre qui m’avait aspirée. Je me suis passée en revue mentalement. Ma coiffure, ma robe et mon gilet, mes mains. Il s’est penché encore pour dire, tu es heureuse ? J’ai dit, oui, et j’ai pensé, quel culot. Il a hoché la tête et pris un petit air attendri, tu es heureuse, bravo.

Sauf que s’il y a bien un truc que je n’aime pas en littérature, c’est les romans/nouvelles sans début, ni fin, ni chute. Bref sans aucun intérêt et j’ai déjà pu en croiser de ce genre-là plus tôt dans l’année. Je ne savais pas à quoi m’attendre ici, sinon je n’aurais même pas pris le soin d’y jeter un œil.

Raconter des bouts de vies insignifiantes de gens en jouant les psy de comptoir, merci bien, très peu pour moi. Pourtant lire des bouts de vie de bloggeur ne me dérange pas. Mais lorsqu’il en va d’un roman ou recueil de nouvelle, je ne comprends pas l’intérêt, encore plus lorsque le style ne casse pas des briques. Seules quelques touches d’humour dans les dialogues sont bien trouvées, le reste, les personnages comme leur vies sont inintéressants à lire/suivre.

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