Haïku, tome 1 d’Eric Calatraba

couv74724387J’ai lu le premier tome de Haïku d’Eric Calatraba et c’est un excellent ebook policer !

Synopsis : « Raphaël Larcher est un flic presque ordinaire, à qui l’existence n’a pas fait de cadeaux. Prématurément veuf, il a vu sa femme mourir à petit feu, de trop attendre une greffe qui n’est jamais venue. Alors, quand il obtient sa mutation dans le sud de la France, son pays d’origine, c’est pour lui l’occasion de reconstruire un semblant de vie de famille avec sa fille, qui vit pour l’instant chez ses grands-parents. Hélas, il n’a pas posé un pied dans son nouveau commissariat d’affectation qu’un mafieux russe est sauvagement assassiné par un amateur d’opéra, d’arts martiaux… et de haïkus ! L’enquête va l’éloigner à nouveau des siens, et le faire voyager à travers toute l’Europe. Il n’en reviendra pas indemne. »

Pour faire simple, un polar qui cite comme référence Mussorgsky et Musashi dans le même tome, ne peut qu’être un polar génialissime et c’est le cas de Haïku.

On commence par le rythme. C’est rythmé, pas de temps mort, on avance dans l’histoire avec plaisir et sans s’ennuyer. Aucune perte de temps, aucun passage extra inutile ennuyeux, bref, rien ne gâche la lecture au style agréable à lire d’ailleurs. En plus du rythme, on voyage, ce roman policier, en plus de la France, nous envoie en Russie, en Italie, en Suisse. Les descriptions sont courtes mais suffisantes, On s’imagine très bien au bord du Lac Léman et dans les parties huppées de la Suisse par exemple.

Les personnages, il y en a deux principaux, l’un qui est traqué par l’autre. Le policier qui chasse le voyou sauf que d’une part ces deux personnes ont énormément de point commun : les motos grosses cylindrés, les arts martiaux et l’opéra. Ces deux types, on les découvre progressivement et surtout ils évoluent à travers l’histoire. Donc dans un tome 1, qui fait environ 140 pages, nous n’avons pas de personnage linéaire ennuyant, non, nous avons une évolution de la personnalité et une compréhension progressive de leur histoire. D’ailleurs, ils sont charismatiques et je me suis déjà « attachée » à eux deux. Les autres personnages sont très en retrait finalement, mais ce n’est pas plus mal, c’est concentré et condensé, donc on n’a pas le temps de se perdre dans les histoires de personnage secondaire dont on s’en fiche. En tout cas, c’est l’une des choses que j’adore chez Haïku.

L’histoire en elle-même démarre plutôt banalement, série de meurtre avec à chaque fois un indice, un Haïku (j’ai appris ce que c’était grâce à cet ebooks !). Je ne dirais pas les motifs ou implications des meurtres pour ne pas vous spoile et vous laisser la joie de le découvrir par vous-même. En fait, ce qui est original dans Haïku, c’est toute la richesse culture qui a une place dominante dans ce récit. Et quelle richesse ! MUSSORGSKY (oui j’aime énormément Pictures at an exhibition) et d’autre compositeur de musique classique et d’opéra qui côtoient des références à MUSASHI et aux Haïku ! Franchement, juste ça c’est une tuerie qui rend ce livre indéniablement bon, en plus du style, du rythme et des personnages. Mieux encore, ces références à la musique d’opéra, son parallèle avec la vie* sont très présents et apportent une richesse au texte sans lourdeur.

Au final ce premier tome d’Haïku est génial, riche, rythmé et avec des personnages qui évoluent dans une histoire intrigante dont il me tarde de commencer la lecture du tome 2 pour connaître la suite et savoir le dénouement de l’histoire.

D’ailleurs, gros point négatif tout de même, cela ne concerne pas le récit, mais le découpage d’Haïku en tome 1 et 2 ! Pourquoi ? Pourquoi avoir coupé une histoire en plein dedans, lorsque que ça devenait ultra intéressant ? Voilà, ça c’est un truc, pour être franche, que je déteste. Les coupures de récits en tome. Je ne parle pas des tomes qui ont une fin ouverte, à savoir une histoire qui se finie mais qui laisse supputer du plus gros et qui donne envie de continuer avec le tome 2 pour révéler et découvrir ce qu’y se trame. Non, ici, il n’y a pas de fin ou pré fin ou mi fin ou n’importe quoi qui ressemble à une « fin » et + si affinité. Coupure brutale « à suivre »… MAIS WTF ?! Donc obligation d’achat pour connaître la fin de l’histoire. Evidemment l’achat d’un tome 2 n’est pas du tout le problème, c’est le fait qu’on ne peut pas s’arrêter au tome 1 pour x ou y raison. Voilà mon coup de gueule, sauf que malgré ça, Haïku c’est du bon policier et qu’il faut que j’achète ce tome 2 dans la journée.

En conclusion, ce policier est ultra génial… puis citer Mussorgsky quoi… (en fait, l’auteur fait référence à bien d’autre compositeur, c’est juste moi qui fait une fixette sur Mussorgsky) Haïku ravira non seulement les amateurs de polar, mais aussi ceux qui aiment découvrir et se cultiver en même temps qu’une enquête policière intéressante (ici : (re)découverte de l’opéra, références aux motos et aux arts martiaux japonais).

…à lire sur fond d’opéra ! Tiens, là j’ai la partie de Méphistophélès « Dance around the golden calf » de l’opéra Faust de Gounod.

*Citation d’Haïku : « Les livrets des grands opéras racontent la vie, parlent d’amour et de mort, d’amitié et de trahison, de lâcheté et de courage, d’esclavage et de liberté, des dieux qui se jouent des hommes, des tyrans qui abusent de leur pouvoir, d’amants que le destin sépare, de crimes, passionnels ou prémédités, de ces gestes conduits par le désespoir, de la duplicité humaine et de sa grandeur parfois. » […] « La comédie, la tragédie humaine si exacerbée par l’opéra, n’est-elle pas le domaine de prédilection d’un limier de la police ? »

Le tome 1 d’Haïku coûte 0.99 euros, disponible au format epub et mobi et SANS DRM !

Le tome 2 d’Haïku coûte 3.45 euros, disponible au format epub et mobi et SANS DRM !

P.s.: Difficile de mettre une note sur un roman non fini. J’ose mettre le 4/5, note qui pourra potentiellement varier en fonction du tome 2, afin de donner une note globale.

3 Comments

  1. Eric Calatraba Reply

    Merci pour cette critique.
    Amicalement
    Eric

  2. Eric Calatraba Reply

    Merci pour cette critique.
    Amicalement
    Eric

  3. Eric Calatraba Reply

    Merci pour cette critique.
    Amicalement
    Eric

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