Fight Club de Chuck Palahniuk

couv34511491Plus jeune, j’ai vu que la moitié du film Fight Club, dont je n’ai plus de souvenir jusqu’à maintenant, où j’ai lu le roman de Chuck Palahniuk et vu l’adaptation cinématographique. D’ailleurs cette dernière passe très bien, même si forcément incomplète par rapport au roman, qui est excellent. Le livre était dans ma pile à lire depuis bien longtemps. Récemment, j’ai créé un savon Fight-Club et c’est ce qui m’a poussée à sortir ce roman de ma PAL.

Synopsis
Sur le plus haut building du monde, deux hommes exploseront dans dix minutes : Tyler Durden et le narrateur. Flashback. Un jeune cadre conte ses errances d’avion en avion, sa vie passée à ausculter des carcasses de voitures pour le compte d’un constructeur automobile. Bien qu’en bonne santé, l’homme participe à divers groupes thérapeutiques, s’y repaît du malheur des autres et y retrouve le sommeil… jusqu’à sa rencontre avec Marla, une sadomasochiste qui pratique la même imposture. Plus bouleversante encore sera sa confrontation avec Tyler Durden, l’inventeur des fight clubs, ces lieux où de jeunes américains biens nés se battent à mains nues jusqu’à l’épuisement. Peut-être pour donner un sens à leur vie. Peut-être parce que dans ce chaos consumériste qui sert de monde, “la douleur est la vérité, l’unique vérité”. Mais pour Durden, il faut aller beaucoup plus loin…

J’ai aimé ce roman. Les premières pages ne m’ont pas tout de suite conquise, sans pour autant me rebuter, j’étais plutôt neutre. Je mets ça sur le temps d’adaptation au style de l’auteur, qui, même si ça se lit, est très brut à mon avis. Mais une fois dans la peau du narrateur et le style de l’auteur apprivoisé, j’ai eu du mal à décrocher ce roman.

Je trouve que le style brut, direct et incisif colle super bien à l’ambiance et à la narration du roman. Le narrateur en a justement marre de cette aseptisation du monde, la routine de la perfection et la normalisation, etc. C’est ainsi, suite à une rencontre dans un avion avec Tyler Durden, qu’ils vont fonder le Fight-Club et qu’il va vivre chez Tyler dans une maison délabrée abandonnée.

Ce que j’ai trouvé de très intéressant dans ce roman, c’est ce cassage de la routine, de la normalisation et de la perfection, pour ensuite les retrouver dans l’un des plans de Tyler (sans spoiler, même si je suppose que beaucoup ont déjà vu le film, on retrouve le côté « tous identiques/normalisation/perde de l’individualité, ordre et propreté » dans le projet de Tyler, alors que c’est le premier à avoir cassé ces codes). On y voit donc une boucle où ce que l’on rejette revient dans le modèle que l’on (pense) créer ensuite. Dure de se défaire des choses, sans ensuite les appliquer à nouveau dans son propre model. C’est donc vraiment ça que j’ai adoré dans ce roman, la façon dont l’auteur montre cette dissonance et ce cycle vicieux qui se reproduit même si on a fait une coupe dans le cercle. Est-ce possible de ne plus reproduire ce schéma ? Bonne question! Dans ce contexte particulier, il semble que non. Mais d’en d’autre? C’est donc une intéressante satire que nous propose Chuck Palahniuk.

Enfin, on comprend assez vite, ce qui se trame réellement avec le narrateur. Notamment grâce aux évènements où Marla est présente, ainsi que d’autres personnages plus tard. Cette partie est donc prévisible mais ne gâche en rien la lecture du roman. C’est d’ailleurs intéressant de mettre cette information en relation avec ce que j’ai dit dans le paragraphe précédent.

J’ai donc adoré ce roman, j’ai aussi apprécié le film et j’aimerais bien lire d’autres romans de cet auteur mais probablement pas de suite.

[SPOILER] Contrairement à ce que j’ai pu lire ça et là, il ne souffre pas de schizophrénie, mais d’un problème de multiple personnalité. La schizophrénie n’est pas un dédoublement de personnalité. [/SPOILER]

2 Comments

  1. Reply

    Je n’ai jamais rien lu de l’auteur mais le film est clairement dans mon top 10 😉 A lire à l’occasion donc.

    • Mortuum Reply

      Oui, n’hésite pas à le lire.

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