Fées, weed et guillotines de Karim Berrouka

couv46306452Fées, weed et guillotines de Karim Berrouka, autant dire qu’avec un tel titre de roman, je n’ai eu qu’une envie, c’est de le lire et je n’en ai pas été déçu, bien au contraire. Dans la foulée, j’ai aussi réalisé que Karim Berrouka était le chanteur du groupe Ludwig von 88, ce qui a encore plus titillé ma curiosité.

Synopsis
La dernière fois que Jaspucine a mis un pied dans le monde des hommes, elle en a littéralement perdu la tête : la Révolution française n’a pas été une période très profitable pour les créatures féeriques. Sauf pour Zhellébore, l’enfoirée qui l’a envoyée à l’échafaud. La vengeance étant un plat qui se mange froid, Jaspucine est bien décidée à retrouver la traîtresse. Même si pour cela elle doit s’attacher les services d’un détective. Mais à force de remuer ciel et terre, c’est sur une conspiration bien plus grande que la fée et l’enquêteur vont tomber.

J’ai adoré Fées, weed & guillotines pour son histoire déjantée qui carbure aux pierres précieuses et autres substances mêlant urban fantasy et policier. J’ai aimé croiser des fées loin des clichés “gentilles et protectrices”, ici on retrouve de vraies teignes. Puis les personnages principaux sont excellents, notamment « premier de la classe ».

Donc vous prenez des fées bien teigneuses, un détective privée et ses potes flics dont le fameux « premier de la classe », un nuiton bébé et le tout dans une histoire de conspiration. Ah aussi, les fées ne sont pas vraiment habituées à la technologie de notre monde vu qu’elles débarquent de la période de la révolution Française. Tout ce joli mélange à la sauce humoristique et l’excellente plume de Karim Berrouka en font un moment de lecture drôle voir très drôle au point d’en rire débilement dans le bus.

C’est exactement ce genre de roman humoristique que j’aime. Lorsque c’est déjanté, lorsque les situations sont totalement barrées et grotesques mais que l’ensemble reste tout de même cohérant (dans son univers). C’est d’ailleurs la raison pour laquelle, j’ai plus de mal à accrocher à la saga H2G2 par exemple.

J’ai aimé la construction du roman avec un entrecoupement (ça se dit ?) sur un journal intime, pour reprendre à nouveau sur de l’action. Ceci dit, j’ai trouvé la dernière partie un peu brouillonne mais n’empêchant en rien d’apprécier le roman.

Comme j’aime beaucoup l’humour et la plume de l’auteur, j’ai Les ballons dirigeables rêvent-ils de poupées gonflables ? dans le haut de ma pile à lire. Je suis bien contente d’avoir découvert cet auteur.

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