Dieu à 12 heures, tome 1 de Raphaël Rosenbaum

couv6293078Je suis en train de vider ma pile à lire « Numeriklivres » car j’ai plusieurs de leurs ebooks dans mon téléphone/liseuse et il serait temps de les lire. Etonnement, j’avais Dieu à 12 heures, tome 1 de Raphaël Rosenbaum. Maintenant il est lu et il ne m’a pas du tout donnée envie de continuer sur le tome 2. D’ailleurs c’est le même genre de découpage que pour le roman Haiku, heureusement, tous les livres de Numeriklivres ne sont pas ainsi.

Synopsis

Rien ne prédestinait Aaron, un gamin d’une cité lyonnaise, à devenir pilote d’élite dans l’armée israélienne et à côtoyer kabbalistes, évangélistes, messianistes et aut res prophètes exaltés.  Rien ne prédestinait cet homme rationnel et équilibré à franchir les limites de l’impossible, en quête de son créateur. Pourtant, tout arrive à ce héros tragique et attachant, qui aux commandes de son avion de chasse s’interroge sur le déclin moral de la société israélienne et le sien, en empruntant les voies célestes de la mystique juive, les couloirs de l’Église, les sous-sols du Temple, les méandres du fanatisme, et parfois aussi, les sentiers de l’amour. L’auteur Raphaël Rosenbaum nous entraîne avec Dieu à 12 heures, dans un thriller politico-religieux captivant et intriguant qui nous oblige à nous poser des questions profondes sur notre passé et notre futur.

Dieu à 12 heures est un thriller religieux/théologique. Pourquoi pas, j’apprécie les thrillers et je ne suis pas enfermée dans un sous-genre précis. Sauf que malheureusement, durant les trois premiers quarts de l’ebook, j’ai eu l’impression d’être en face d’une propagande religieuse plutôt que devant des explications nécessaires à la compréhension du contexte. Je ne sais pas si c’est l’effet « pavé théologique » en plein milieu de pas grand-chose d’autre (car finalement, on ne lit rien d’autre, hormis trois loopings aériens), mais peut être que dilué ça aurait pu passer bien mieux.

Bref, c’est seulement durant le dernier quart, que l’histoire commence à prendre forme avec une histoire de temple, de sioniste, de kabbale. J’aurai pu être happée par cette histoire, mettant de côté mon premier ressenti de lecture, mais malheureusement, ça n’a pas été le cas. La principale raison étant les personnages, qui sont fades et mal caractérisés à mon goût. Tout ce que l’on sait du personnage principal est que du jour au lendemain, il quitte la France pour rejoindre l’armée Israélienne car il est extrêmement patriotique. Voilà, c’est tout ce que l’on a de lui et rien d’autre n’en ressort. Concernant les autres, on a leurs noms, c’est déjà bien. Du coup et honnêtement, les personnages, je m’en contre quart totalement, ils me sont totalement indifférents et je les trouve fades. Du coup, ça n’aide pas à vouloir continuer la lecture.

Enfin, si l’aspect aviation avait été aussi bien développé/intéressant que les sous-marins à la Tom Clancy (cf : Octobre rouge), j’aurai été happée par l’aspect technique, sauf que trois loopings et deux termes techniques (j’exagère à peine), ça ne me suffit pas à entrer dans l’ambiance et m’y extasier et pourtant j’adore les aspects techniques dans un roman.

Le tome 1 fait environ 88 pages, le deuxième, 236 pages, et bien ce tome 1 ne m’a vraiment pas donnée envie de lire le tome 2. Ce n’est pas une histoire de  nombre de page du tome 1, la découpe a été faite ainsi, j’en conclu que ces 88 pages auraient du donner envie de lire la suite et hormis le début de l’intrigue qui commence, le reste n’a pas aidé (notamment les personnages fades et non captivants).

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