Des fleurs pour Algernon de Daniel Keyes

couv63531921Je viens de rattraper une grosse lacune littéraire SF en lisant Des fleurs pour Algernon de Daniel Keyes, écrit en 1966, et encore plus en tant que chercheuse en neurosciences. Avant d’aller dans les détails de mon avis de ce livre, je tenais tout de même à dire, qu’il y a vraiment un énorme gouffre abyssal entre ce que les gens pensent/savent de la recherche et des neurosciences et ce qu’il en est vraiment/ce que l’on sait. C’est d’ailleurs pourquoi je ne comprends pas du tout certaine critique de ce livre.

Donc Des fleurs pour Algernon est un livre où une équipe de psychologue réussisse à rendre une souris intelligente par une opération touchant aux hormones. Ils vont finalement décider de passer à l’étape suivante en effectuant la même chirurgie chez un adulte de 33 ans retardé mental, Charlie. Il va devenir Intelligent et se rendre compte de son passé et de ce qu’il va devenir.

Je vais faire simple, ce n’est pas possible. Surtout que l’intelligence regroupe tout un panel cognitif. Le cas des retards mentaux sont en plus du à une malformation du système nerveux durant la neurulation (création du système nerveux au stade embryonnaire) que ce soit de manière génétique (trisomie 21 par exemple) ou via un problème dans la création/taux de protéines indispensables au développement du cerveau durant l’embryon, la neurogénèse, la migration des neurones etc. Donc un cerveau qui née déjà totalement endommagé, n’est pas possible (encore ?!) ou facile de le remettre en place, les connexions se sont mal faites ou pas du tout etc… Pour vous faire une métaphore, pourrie mais je n’ai pas trouvé mieux, si les fondations d’une maison sont bancales, mal faites ou absente, vous ne pouvez pas construire la maison. Par contre, si la maison et les fondations ont été construites normalement, si a un moment donner le toit casse, vous pouvez « plus ou moins » le réparer (c’est ce qui se passera je l’espère avec Parkinson, des nouvelles voix thérapeutiques sont en court, ou avec la possibilité de soigner l’amblyopie, pareil les tests cliniques sont en court ou encore un autre exemple, la réparation de la colonne vertébrale pour permettre aux gens de remarcher (récemment, ça a marché chez le chien)). Donc le problème des retards mentaux, c’est que les fondations sont défaillantes. Ce n’est pas comme si, juste une partie le serait, juste un pilier serait manquant (métaphore pour un aveugle par exemple), là c’est une bonne partie ! Et comme le montre bien le livre, une personne atteinte de retard mentale, elle est totalement déficiente toute sa vie, ce n’est pas possible de la rendre intelligente et ce même si elle a une forte volonté d’apprendre. C’est d’ailleurs le cas de Charlie, attardé, qui souhaite apprendre à lire et à écrire, il a les rudiments mais ne peux pas aller plus loin, car cognitivement, il est limité.

Voilà, donc ceci dit, je peux entrer dans le détail du livre et continuer à donner une analyse scientifique en parallèle. Je vais aller point à point et de manière chronologique sur ce qui m’a interpellée ou ce que j’ai trouvé faux dans le livre.

Charlie, le retardé de 33 ans

Le livre constitue les rapports que Charlie doit écrire depuis le début et tout au long de l’évolution suite à la chirurgie. Donc au départ c’est mal orthographié et c’est mal écrit, c’est normal, nous lisons le rapport d’un handicapé mental, au QI de 60 et qui a 33 ans. L’écriture et le style évolue au fil des pages et du devenir de Charlie donc.

Charlie a voulu apprendre à lire et en fait, malgré son handicap, il a une curiosité assez importante, car il veut (et il le dit) apprendre à lire, avoir des amis pour discuter de politique, de Dieu et d’autre conversation intéressante avec des gens. Finalement, il nous montre qu’il est malheureux dans son état, il est seul, ne peut vraiment communiquer et ne comprend rien. Même si, il considère ses collègues de la boulangerie (où il bosse comme balayeur, ainsi qu’à l’aide à la livraison) comme des amis car ils rient avec lui (on s’en doute et découvre qu’ils se moquent de lui), mais finalement, il ne sait pas ce qu’est réellement l’amitié, ni avoir des discussions avec des gens.

Donc déjà et contrairement à ce que j’ai pu lire, ce livre n’a pas du tout pour moral « Heureux dans l’ignorance » ! D’ailleurs ça n’a rien à voir. On peut être heureux et intelligent ou alors malheureux et de même en étant « bête ». Mais je vais détailler pourquoi cette morale n’est pas du tout viable et vous expliquer pourquoi Charlie devient odieux et « seul » une fois intelligent. Contrairement à d’autres personnes savantes, qui ne sont pas du tout malheureuses, bien au contraire (je ne parle pas spécialement du livre).

Après avoir subi une batterie de tests que Charlie ne comprend pas, il est finalement pris pour l’expérience. On ne sait pas vraiment ce qu’ils lui font. On sait juste qu’ils inhibent une hormone et ça le rend intelligent…. Bon comme dit plus haut, c’est du gros lolilol, surtout si on parle d’une seule hormone Oo. M’enfin, c’est aussi ça la science-fiction, n’est-ce pas ? Et c’est pour ça que j’aime ça.

L’après opération : rejeté par les autres

En quelques mois, Charlie développe des capacités cognitives qu’il ne pouvait avoir avant. On le remarque d’abord à son orthographe, puis à son style d’écriture dans ses comptes rendus, mais aussi à son comportement, moins docile, plus enclin à douter.

Et c’est là, que tout change pour Charlie. Au départ, il ne devient pas arrogant, ce sont les autres qui le rejettent par complexe d’infériorité. Ils ne peuvent plus se moquer de lui, ils sont à leur tour devenu trop « bête » pour Charlie. Ils n’ont plus leur jouet, leur attraction. Ils le renient. C’est plus simple de se foutre de la gueule d’un retardé mental, que de se mettre à discuter avec des gens plus intelligent ou du moins de chercher à comprendre et à apprendre par soi-même. Finalement ce sont eux les ignorants.

En même temps de ce rejet que Charlie ne comprend pas, il arrive à se rappeler de son enfance et de ce que ses collègues lui ont fait. Il découvre qu’en fait, ce ne sont pas ses amis mais qu’il l’utilise pour se moquer de lui et de son handicap. Pire, il découvre que sa mère, dans un premier temps, n’arrive pas à admettre son handicape (contrairement au père), n’arrête pas de le battre et enfin, une fois qu’il a une petits sœur, sa mère le laisse à l’abandon et veut absolument s’en débarrasser. C’est d’ailleurs assez fort le comportement de la mère. Bien sûr, je ne peux me mettre à sa place, mais rejeter son fils attardé pour éviter toute répercussions sur la fille normale (éviter qu’on se moque d’elle) au point même de vouloir le tuer, est assez inadmissible et horrible à lire. On apprendre aussi que la mère est de toute façon une connasse qui ne pense qu’au paraître. La sœur, mais finalement, ce n’est pas vraiment de sa faute, rejète Charlie aussi par jalousie enfantine (Charlie à 7 ans, la sœur 5, un truc du genre).

Donc dans cette première étape, en plus de devenir intelligent, il se rend compte qu’il a toujours été rejeté (sauf par le père) et même lorsqu’il devient intelligent par ses collègues à cause de ce sentiment d’infériorité. Aussi, il est rejeté par l’une des psychologues qui l’aide dans son évolution et dont il est amoureux, sentiment tout nouveau pour lui.

L’après opération : Le sur-intelligent

Puis quelques mois plus tard, il devient un puits de sciences. Il a des connaissances bien plus élevés que les autres et même les spécialistes, ils parlent plusieurs langues etc. Il est devenu une personne « sur-intelligente ». Sauf que le problème c’est qu’il ne se rend pas compte qu’il est sur-intelligent et totalement au-delà de la norme. Il en devient arrogant. Il se rend compte que les chercheurs ne parlent pas plusieurs langues et ne connaissent pas tous des autres disciplines, ainsi que de la leur. Ce qui est totalement normal. Un chercheur est spécialisé dans son domaine, il ne parle pas forcément des tonnes de langues (langue maternel + anglais, + autres en option) et après, ses connaissances sur les autres disciplines reflètent sa culture et sa curiosité. Donc au mieux un savant en connaît assez pour maintenir une discussion de tout type, mais pas dans les détails. Car personne n’a la vérité absolue et personne ne peut tout apprendre.

Explication du comportement de Charlie

Pour Charlie, Il faut remettre ça dans le contexte. C’est d’ailleurs, le point le plus important à comprendre pour se rendre compte du caractère de Charlie, de son arrogance, de sa non compréhension des autres et de son isolement. Car cela, n’est pas du tout du au fait qu’il soit intelligent. Il n’est pas malheureux à cause de son intelligent contrairement à des remarques que j’ai pu lire sur le web (d’ailleurs, il ne veut pas redevenir retardé) mais parce qu’il n’a pas eu l’évolution normale d’une personne normale, je vais vous expliquer ça.

Il est passé de retardé mental à supra intelligent en moins de 6 mois. Il n’a pas découvert les choses progressivement, il n’a pas appris que les gens (scientifique dans ce cas, qu’ils adulaient) sont spécialisés et que l’être humain ne peux pas finalement apprendre autant de chose (plein de langue + spécialisation dans tous les domaines) d’un coup et même sur toute une vie.

Il n’a pas eu non plus, les étapes d’évolution d’une personne à savoir l’enfance, l’adolescence (avec la fameuse crise, découverte du sexe, l’amour, éducation etc.), jeune adulte (éducation supérieure ou travail), la trentaine (en couple, avec des enfants ou toujours célibataire) et tout ce que cela implique comme avoir des amis, des querelles, des deuils, des moments de joie etc. Il est passé d’un état de retardé à l’âge de 33 ans (car il n’a jamais grandi mentalement) à supra intelligent (impossible même chez les plus grands savants) en 6 mois, même pas, c’est un changement très brutal. Il a donc sauté toutes les étapes qui forment, façonnent une personne et sa personnalité. Il ne sait donc rien sur comment évolue une personne, ses étapes, l’évolution de l’éducation etc.  Il n’a pas l’apprentissage et la mémorisation des évolutions et étapes dans une vie, ni des comportements a adopté face à un contexte.

Il est donc sans ces repères et ne peut pas avoir une attitude adaptée (socialement). Cela n’a rien à voir avec l’intelligence.

L’arrogance ? L’isolement ? Le sans ami ? C’était mieux avant ?

Si il est arrogance c’est parce qu’il avait une haute estime des scientifiques sauf qu’il en devient déçu car pour lui, ils n’en savent pas assez, alors qu’en fait, il n’a jamais appris ce qu’est un chercheur, comment il le devient et qu’il se spécialise. Il s’isole des gens, car il pense qu’on le traite comme cobaye, ce n’est pas totalement faux aux paroles de certains, mais ça le rend horrible et énervé. Il se rend compte qu’on l’avait pris pour une bête de foire quand il était retardé, et maintenant qu’il est « supra intelligent », on continue à le prendre comme tel. Il s’en prend à tout le monde sauf une personne, sa voisine qui l’a rencontré alors qu’il était déjà « supra intelligent ». D’ailleurs je pense qu’il ne sent prend pas à elle, car elle ne l’a pas connue retardé, elle n’a donc jamais eu l’occasion de s’en moquer ou bien de voir son changement et puis surtout elle s’en fiche, elle veut juste danser et boire.

C’est à ce moment aussi qu’il se rend compte qu’avant, on se foutait peut être de sa gueule mais au moins il ne s’en rendait pas compte et pensait qu’il avait des amis. Contrairement à maintenant, où les gens le prennent comme une expérience et ne le considérait pas comme un être humain lorsqu’il était retardé. Mais ceci dit, il ne regrette pas son intelligence, il ne veut pas redevenir ce qu’il était et surtout il veut aider les autres retardés mentaux, il veut trouver un remède, il veut développer la chirurgie et espérer soigner les autres retardés. Il considère qu’il a toujours était un être humain, mais il espère pouvoir soigner ces êtres humains atteints de retard mental. Ce qui le dérange finalement, c’est le regard des autres envers lui-même mais aussi les autres attardés. Il ne comprend pas qu’on ne puisse pas les considérer comme des êtres humains et tomber autant dans la moquerie, ce qui est très juste au final, mais en même temps, il comprend l’enjeu de vouloir les aider et c’est ce qu’il essaye de faire.

Et encore une fois, s’il dit qu’il n’a pas d’ami (enfin, il a en une) ce n’est pas parce qu’il est intelligent, mais parce qu’il ne sait jamais fait d’ami (vrai ami) auparavant, il ne connaît pas le processus que cela implique, mais aussi et surtout parce que soit on le prend pour une bête de cirque, soit on le rejeté à cause de sa supériorité intellectuelle. Avec ça, il ne faut pas s’étonner qu’il s’en prenne à tout le monde. D’ailleurs, il finit par se faire une amie, certes elle est peintre alcoolique et ne pense qu’à danser mais surtout il l’apprécie pour ce qu’elle est, même si elle s’en fout de ses études et n’a pas l’intelligence que lui là. Il y a donc finalement, une évolution sociale qu’il réussit à faire, malheureusement trop tard.

Mon avis sur le livre

En conclusion et avant d’entamer la partie « n’importe que » et « citation », je tenais à dire que ce livre est vraiment bien. Enfin vous vous en doutez, si j’ai pondu quatre pages d’analyse (mal écrites certes) c’est qu’il en prête à discussion et analyse. Forcément avec mon regard de neuroscientifique, j’ai finalement une approche vraiment différente de ce que j’ai pu lire sur le net. J’ai apprécié cette lecture, l’histoire et ce malgré quelques longueurs par moment. J’ai aussi adoré l’idée de l’évolution du style et de l’orthographe en fonction de l’évolution de Charlie. Je trouve ça extrêmement bien réussi et c’est une idée ingénieuse qui apporte un plus indéniable à l’histoire de ce livre. Puis surtout, on se rend bien compte de l’importance des différentes étapes dans une vie et que de passer directement de A à Z engendre des problèmes au niveau social et comportemental.

Les « n’importe quoi » du livre

Faux, on n’attrape pas une pneumonie parce que l’on est mouillé. La pneumonie est due à des bactéries, parasites ou virus.

Faux : Les machine à apprendre pendant que l’on dort ne marche pas.

Faux : Les souris ne sont pas nourri uniquement lorsqu’elle réussisse une tâche. Elles reçoivent de la nourriture à volonté et lors des tâches, elles reçoivent des aliments qu’elles préfèrent à leur croquette habituelle.

Faux : Une souris n’a pas de circonvolution cérébrale.

Citations

« […] il me faut connaître les possibilités de mon avenir aussi bien que mon passé, à savoir où je vais aussi bien qu’où j’ai été. Quoique nous sachions tous qu’au bout du labyrinthe se trouve la mort (mais cela je ne l’ai pas toujours su : il n’y a pas si longtemps, l’adolescent qui était en moi pensait que la mort ne pouvait arriver qu’aux autres), je vois maintenant que le parcours que j’ai choisi dans ce labyrinthe m’a fait ce que je suis. Je ne suis pas seulement un être, mais aussi une manière d’être (une manière parmi bien d’autres), et de prendre conscience des couloirs que j’ai suivis et de ceux qui me restent à prendre m’aidera à comprendre ce que je deviens. »

En gras se trouve une phrase que j’ai trouvée très marquante. Charlie nous explique qu’avant c’était un être humain au sens « physique » mais que la chirurgie et donc le fait qu’il soit devenu intelligent, lui a permis de devenir une manière d’être, une personne qui est parmi d’autre (personne).

« (Charlie) — Mais à quoi vous attendiez-vous ? Avez-vous cru que je resterais un toutou docile, qui fait le beau et qui lèche le pied qui le frappe ? Bien sûr, tout cela a changé en moi et aussi la manière dont je me considère. Je ne suis plus obligé d’accepter le genre de sottises que les gens m’ont fait avaler toute ma vie.

— Les gens n’ont pas été méchants envers toi.

(Charlie) — Qu’en savez-vous ? Écoutez, les meilleurs d’entre eux n’étaient que condescendants, dédaigneux – ils se servaient de moi pour se croire supérieurs et sûrs d’eux-mêmes dans leurs propres limites. N’importe qui peut se sentir intelligent auprès d’un faible d’esprit. »

Ici, j’ai vraiment l’impression qu’il se rend compte de sa condition d’avant, lorsqu’il était attardé. Il reconnait que finalement il n’avait pas d’ami mais juste des gens qui se moquait de lui. Et quelque part, je trouve ce dialogue assez marquant et montre qu’il n’était pas plus heureux avant, il se rendait juste compte de rien.

« — Mais qu’y a-t-il de mal pour quelqu’un à vouloir devenir plus intelligent, acquérir des connaissances, se comprendre soi-même et comprendre le monde ?

— Si tu avais lu ta Bible, Charlie, tu saurais que l’homme n’a pas à chercher à en connaître davantage que ce que Dieu, en le créant, lui a permis de connaître. Le fruit de l’arbre de la science lui était défendu. Charlie, si tu as fait quelque chose que tu n’aurais pas dû… tu sais, avec le diable ou n’importe quoi… peut-être n’est-il pas trop tard pour t’en sortir. Peut-être pourrais-tu redevenir le bon garçon simple que tu étais avant.

— Il n’est pas question de revenir en arrière, Fanny. Je n’ai rien fait de mal. Je suis comme un homme qui serait né aveugle et à qui l’on a donné une chance de voir la lumière. Cela ne peut pas être un péché. Bientôt, il y en aura des millions comme moi dans le monde entier. La science peut le faire, Fanny. »

Je pense que vous aurez vite compris pourquoi j’ai ajouté cette citation. L’idée qu’on ne doit pas changer la condition de quelqu’un m’écœure. Donc on devrait retourner à l’âge de pierre où les gens mourrait de pneumonie à la con et si on suit ce raisonnement, on ne devrait pas traiter les maladies et laisser crever les diabétiques comme des merdes, tant pis pour eux ! Et bien non, dans ce cas, la science ne peut rien, on ne peut traiter ou soigner un retardé mental, mais la métaphore qu’il utilise concernant l’aveugle qui a la possibilité de voir est excellente.

Ce qui m’écœure tout autant est le rejet de la connaissance et du savoir par Dieu, la religion et les religieux. Mais bon, sans cette connaissance et ce savoir, on vivrait encore à l’âge de pierre, même avant. D’ailleurs ce livre est sortie en 1966, mais malheureusement ce genre de pensée est toujours d’actualité.

Encore une fois, il redit qu’il ne veut pas revenir en arrière et qu’il souhaite que d’autre retardé puisse être guéris.

9 Comments

  1. Reply

    Ce livre a été une révélation pour l’adolescente que j’étais. J’ai été très touchée par le destin de Charlie. Je crois même que l’on peut parler d’un coup de cœur. Il faudrait peut-être que j’essaie de le relire…

    • Helran Reply

      Peut être que tu le liras avec un oeil différent cette fois ci ?!

  2. Reply

    Ce livre a été une révélation pour l’adolescente que j’étais. J’ai été très touchée par le destin de Charlie. Je crois même que l’on peut parler d’un coup de cœur. Il faudrait peut-être que j’essaie de le relire…

    • Helran Reply

      Peut être que tu le liras avec un oeil différent cette fois ci ?!

  3. Reply

    Ce livre a été une révélation pour l’adolescente que j’étais. J’ai été très touchée par le destin de Charlie. Je crois même que l’on peut parler d’un coup de cœur. Il faudrait peut-être que j’essaie de le relire…

    • Helran Reply

      Peut être que tu le liras avec un oeil différent cette fois ci ?!




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