Comme le fantôme d’un jazzman dans la station Mir en déroute de Maurice G. Dantec

couv37225060Dès fois je me lance dans un livre jusqu’à cause du titre, sans rien avoir lu à son sujet pas même la 4ème de couverture. Je me lance à l’inconnu sans même connaitre l’auteur non plus. Ce fût le cas avec Comme le fantôme d’un jazzman dans la station Mir en déroute de Maurice G. Dantec. Aucune idée de qui est l’auteur, disons que son nom me dit vaguement quelques choses et quand j’ai lu le titre je me suis dit que l’auteur devait avoir fumé du crack ou quelques choses du genre. Lancé dans ma lecture, en fait, je me suis dit qu’il était sous influence durant toute l’écriture du livre tellement que c’est une histoire complétement bizarre et tiré par les cheveux.

C’est un livre, plutôt court car 212 pages, de science-fiction, où un couple possédant un neurovirus a réussi à s’échapper d’un centre de mise en quarantaine des personnes ayant ce neurovirus dont personne ne sait comment il se propage ni son action. Durant leur cavalcade pour quitter la France dont le but est d’aller vivre à l’opposé de la planète quelques part en Asie avec l’argent accumulé via des vols de tiroirs caisse, ils vont brouiller les pistes avec fausses identités, passant par l’Afrique et achetant/revendant les voitures et billet d’avion utilisés. Durant toute cette cavale, le neurovirus va induire des états augmentés, déjà connu par eux, mais pour eux deux cela va bien plus loin, car ce neurovirus leur permet de se connecter avec la station mir qui est en dérive et en présence de l’esprit du saxophoniste Albert Ayler.

Je vous avais prévenu, l’histoire est chelou. J’ai plutôt bien aimé l’ensemble. Ecrit de manière direct style oral, ça n’a pas du tout était gênant et c’est même bien écrit. Donc je me suis laissée emportant dans le livre sans problème. Concernant l’histoire, entre les passages de brouillage de piste prémédité et scènes de baston plutôt réussites non prévues, on en apprend de plus en plus sur ce neurovirus qui affecte l’adn sur un plan cosmique. Autant dire que l’auteur c’est tapé un délire neuro-quantique si on peut le dire. Les explications sont parfois très détaillées (comme tout le reste du livre) et vraiment tirées par les cheveux, on est bien dans la science-fiction que j’ai plutôt aimée. Car on ne se lasse pas, le livre est court en page mais rempli d’action, d’explication et d’aventure, car ce raod-book est intense et n’a pas de coup de mou. L’histoire m’a emballée. Je me demande juste si tout n’est pas un peu trop détaillé, à moins que ce soit ça qui fait la force du livre ? Car tout de même, ce livre m’a laissée un peu sur ma faim, par sa fin mais aussi l’ensemble, j’ai l’impression que quelques choses manques ou est en trop dans cette histoire de neurovirus et faille cosmico-adn-quantique. Donc en conclusion, c’est une lecture sympathique qui pourquoi pas vaut le coup d’œil.

3 Comments


  1. Liluk Reply

    Du méme auteur tu as “Les racines du mal” qui est bien barré aussi.
    En gros l’histoire d’un type ce sentant espionné par le gouvernement (ou les extra-terrestre, je ne sais plus trop) et qui essaie de s’enfuir tout en commettant des crimes plutôt violent.

    Un livre que j’ai lu il y a un bout de temps mais que j’avais adoré.

    • Alex Reply

      Oula! je me permet de préciser.
      “Les racines du mal”, effectivement ça commence comme cela, un fou paranoïaque qui croit que le monde est envahi par les extra terrestres déguisés en humains commet un massacre “d’extra terrestre”. Mais ce n’est que la toute mini intro qui fait 20-30 pages.
      L’histoire parle ensuite d’un autre personnage, expert en intelligence artificielle qui mène l’enquête sur des crimes très violents réalisés dans des maisons a priori imprenables. Je n’en dis pas plus pour conserver les surprises…

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