Chroniques martiennes de Ray Bradbury

couv47694226Chroniques martiennes de Ray Bradbury fait partie des romans S-F à lire, pourtant l’auteur lui-même annonce dans l’introduction de ce livre que ce n’est pas du tout de la science-fiction.

Synopsis

Les Martiens de l’An 2000 de Bradbury ne sont pas très différents des Terriens. Mais ils sont télépathes… parfois sans le savoir. C’est ainsi que, tandis que la première expédition terrestre s’achemine vers Mars, une femme se met à fredonner un air d’une musique inconnue, et des paroles qu’elle ne comprend pas, « Plaisir d’amour ne dure qu’un moment ». Troublé par cette petite chanson obsédante, jaloux des rêves qui l’accompagnent, son mari accueille la fusée une arme à la main… et c’est la fin de la première expédition terrestre. Qu’advint-il des autres ? C’est avec ces « Chroniques martiennes » que Ray Bradbury donna un ton nouveau à la science-fiction et en devint l’un des maîtres.

Malheureusement, avant de le lire, je pensais que ça en été et du coup non seulement j’ai été déçu (mais ça encore, ce n’est pas grave, je peux toujours avoir de belle surprise) mais en plus, je me suis ennuyée de B à Y. Je dis de B à Y, car hormis la première chronique que j’ai trouvée excellente (l’idée de rester encré sur une hypothèse jusqu’à bout sans prendre en compte d’autre), la 3ème pour sa mise en avant du « j’ai peur du différent et de l’adaptation » et la dernière pour son côté toujours d’actualité et l’idée que les gens veulent reproduire un même schéma (même ultra foireux et pas adapté aux conditions), je me suis ennuyée à mourir.

C’est peut être considéré comme un roman à lire absolument mais ça ne m’a pas du tout captivé, bien au contraire. Je n’ai pas apprécié le style vieillot et desuet de l’auteur.

Alors c’est vrai, c’est écrit en 1950 avec les tons de l’époque (les noirs sont des négros sous homme et les femmes des boniches qui restent à la maison) tout en ayant un aspect toujours d’actualité avec la peur de la différence, la considération du différent comme sous merde et l’appropriation de lieu/territoire modelé à sa façon (au lieu de s’adapter au milieu en lui-même). On retrouve ces thématiques en suivant l’évolution de la colonisation de Mars, l’appellation des villes en dit long, comme « New Chicago », sur le fait que les terriens veulent reproduire ce qu’ils ont sur Terre au lieu de s’en adapter. Et j’avoue aussi que le final est ultra d’actualité avec la surenchère de la guerre et l’un des risques finals que cela peut entraîner. Finalement, on aurait pu changer le background « Colonisation de Mars » par « Colonisation de l’Amérique ».

Bref, le fond du roman est très intéressant et il y a de quoi en discuter. C’est donc la forme qui m’ennuie profondément, dommage.

Une petite citation rapide : « Tout ce qui sort de l’ordinaire est détestable pour l’Américain moyen. Si ça ne porte pas l’estampille de Chicago, ça ne vaut rien »

Reply