Chien du heaume de Justine Niogret

couv6290452La fantasy n’est pas ma lecture de prédilection mais j’aime bien découvrir ce genre. La lecture du Chien du heaume (premier tome d’une saga) de Justine Niogret m’a bien plu. Je l’ai lu d’une traite, 216 pages dévorées grâce au style de l’auteur, les personnages et l’univers.

Synopsis
On l’appelle Chien du Heaume parce qu’elle n’a plus ni nom ni passé, juste une hache ornée de serpents à qui elle a confié sa vie. La quête de ses origines la mène sur les terres brumeuses du chevalier Sanglier, qui règne sans partage sur le castel de Broe. Elle y rencontre Regehir, le forgeron à la gueule barrée d’une croix, Iynge, le jeune guerrier à la voix douce, mais aussi des ennemis à la langue fourbe ou à l’épée traîtresse. Comme la Salamandre, cauchemar des hommes de guerre…
On l’appelle Chien du Heaume parce qu’à chaque bataille, c’est elle qu’on siffle.
Dans l’univers âpre et sans merci du haut Moyen Âge, loin de l’image idéalisée que l’on se fait de ces temps cruels, une femme se bat pour retrouver ce qu’elle a de plus cher, son passé et son identité.

Comme dit plus haut, Chien du heaume possède de gros atout dans le style de l’auteur et l’univers qu’elle nous décrit. C’est direct, c’est froid, c’est brute, c’est sanguinaire. On ne se promène pas dans des petites prairies remplies de lapinoux mignons et j’aime ça. C’est dur et c’est dark. C’est justement ce que je recherche dans la fantasy. Un univers cohérent « réaliste » et non manichéen. Il n’y a pas de bon et de mauvais, mais des situations, rencontres et événements qui rendent les personnages de ce roman plus humain.

En parlant de personnage, j’ai beaucoup aimé Chien du Heaume, une femme à la hache qui sait se battre et ne s’incommode pas des gens qui la pense inférieure. Elle n’hésite d’ailleurs pas à se servir de sa hache en plus d’être très bonne chasseuse. Tout ça lui vient, au moins en partie, de son passé et de sa quête d’identité qui est le scénario du roman. Elle aimerait connaître son nom et part à sa recherche. Durant son parcours, il n’y a pas forcément énormément d’action mais plusieurs sous-quêtes (obligatoire pour obtenir une information concernant son identité ou quelqu’un qui en saurait plus) et rencontres intéressantes dont l’une avec Regehir ou encore Salamandre tous deux très charismatiques.

Tout ça fait que j’ai lu le roman d’une traite. Sauf que malheureusement, la fin m’a déçu avec le sentiment de « tout ça pour ça ! ». Certes il y a une suite, mais arrivé en fin de roman, je n’ai pas eu l’impression que le scénario ait avancée d’un poil. Ce qui est vraiment décevant. Aussi l’histoire m’a paru bien trop simpliste. Certains personnages et événements sont vite expédiées sans trop d’information comme la fameuse femme du seigneur. Ça m’a paru manquer d’explications.

En gros, le scénario et l’histoire m’ont paru trop simplistes et la fin ne donne pas une sensation d’avancement dans la quête. Par contre, j’ai trouvé le reste excellent: le style de l’auteur, l’univers, les personnages principaux et le glossaire en fin de livre. Je vais donc lire la suite pour voir comme l’affaire évolue.

2 Comments

  1. Reply

    Comme je suis plutôt du genre poisson rouge, je me souviens surtout du style, de l’ambiance (et aussi de la grande ellipse !). Du coup, je regrette de ne pas avoir enchainé avec Mordre le bouclier…

    • Mortuum Reply

      Pareil avec les romans, je vais l’oublié d’ici peu et juste garder un bon souvenir de lecture. Je devrais continuer tant que c’est encore frais dans ma mémoire.

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