Chalk, tome 6 : Fin du monde : le compte à rebours

couv39917478Voici le dernier tome de Chalk, tome 6 : Fin du monde : le compte à rebours de Freddy Woets. Après avoir parlé des épisodes : 1, 2, 3, 4 et 5, j’attaque ce dernier épisode qui est, si je ne me trompe pas, deux fois plus longues que les autres.

Dans cet épisode, on retrouve toujours un peu d’action, mais ce final donne toutes les clés et explications de la série (heureusement vu que c’est le final). Contrairement aux premiers épisodes où l’on suivait principalement Alfred, ici, en gros, on suit tout le monde, beaucoup de personnages, mais finalement ça passe bien. Les révélations sur les liens familiaux se confirment et s’expliquent, tout comme, les répercussions causées par JeanDo et on découvre ce que veut manigancer Chalk.

Je ne m’attendais pas à cette fin. Ce n’est pas une fin mauvaise, bien au contraire, c’est juste que je m’attendais à autre chose. J’ai donc été surprise et peux être un peu “déçue” aussi (pas déçu dans le sens péjoratif, car la fin est bien, juste que j’avais imaginé des trucs et comme ce n’est pas ça, je me suis dit “oh dommage pour untel…”).

C’est une fin de qualité, car elles soulèvent plusieurs questions. L’une est « les apparences sont trompeuses ». On le découvre de manière stupéfaite, tout comme les autres protagonistes. Je vous mets une citation qui a lieu durant cette scène : « — La Toccata Dorienne de Bach est plus agréable que les élucubrations machistes d’un cerveau bicéphale. »

L’autre grande question, que je retiens, et qui pourrait être d’actualité dans le futur lointain, est la considération des robots (dans ce ebook, ce ne sont pas des robots, mais l’extrapolation peut être faite) dotés de capacités sensorielles et émotionnelles identiques aux êtres humains. Sans entrer dans une longue dissertation, l’histoire (pas si lointaine) nous a déjà montré à plusieurs reprises (cf : l’esclavagisme) que même entre êtres humains, sa considération et son statut n’ont pas toujours été les mêmes, alors avec des robots ? Dans ce livre, c’est peut-être limité à une partie de l’aspect émotionnel et familial, mais c’est suffisant pour ne pas rester indifférent à cette lecture et relever cette question, qui peut et pourrait être importante. Évidemment, je n’ai aucune réponse à ça. D’autant plus que ça faisabilité est nul à l’heure actuelle, mais comme le système émotionnel est uniquement géré (comme tout le reste d’ailleurs) par des réseaux neuronaux, ça ne me semble pas irréalisable dans un futur lointain (évidement là je simplifié, vu qu’il y a tous les autres aspects que font un être humain, mais j’ai dit que je n’allais pas m’étaler sur le sujet, en plus je ne sais même pas si l’auteur a voulu nous faire soulever cette question en écrivant Chalk) et c’est à ce moment-là que la question se posera.

En tout cas, Chalk n’est pas qu’un simple roman d’urban fantaisie (et SF) bien écrit, aux personnages travaillés, qu’on les aime ou pas, avec de l’humour et un scénario prenant. C’est aussi un roman, qui laisse place à certaines réflexions.

Ce n’est pas forcément évident d’entrer dans Chalk et je pense que c’est le genre de lecture que l’on aime ou pas. Pour ma part, j’ai aimé et je trouve que c’est une série de qualité.

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