Bleue comme une orange de Norman Spinrad

couv22946001Bleue comme une orange de Norman Spinrad fait partie de la lecture commune de ce mois sur Planète SF. Je l’ai lu en déplacement, principalement dans les avions et aéroports, du coup avant que mon souvenir de ce roman, qui m’a ennuyée, ne s’estompe totalement, j’en écris quelques lignes d’avis.

Synopsis
Fin du XXIème siècle. Le réchauffement climatique a accéléré la montée des eaux, transformé les terres tropicales en fournaises, et fait de la Sibérie une nouvelle Californie. Dans cet enfer climatique, Paris, cité tropicale, accueille une conférence mondiale de l’ONU. Les autorités mondiales craignent que la Terre ne connaisse la Condition Vénus d’ici quelques dizaines d’années. Très vite, les craintes se transforment en soupçons. A qui profite le crime ? Peut-être bien au cartel de la Grande Machine Bleue, qui s’enrichit toujours plus grâce à ses technologies en géoingénierie…

Je connaissais Norman Spinrad que de nom et c’était un auteur SF que je souhaitais découvrir, donc ce roman est tombé à pique, bien que je ne sache pas si c’est son meilleur ou non. Quoi qu’il en soit, j’en ai été déçu et ce roman fait partie du genre « idée géniale mais développement chiant ». Dans le cas de Bleue comme une orange, on a le droit à de l’environnementalisme, ses complots et jeux de pouvoir, bref, on a donc quelque choses d’intéressant dans cet univers où la condition Venus est imminente alors que déjà la montée des eaux et le réchauffement climatiques ont fait des ravages sur terre. Aussi, A.I. et théorie du chaos seront de la partie dans ce roman.

Bref, plein de bonnes choses en perspective, mais la narration m’a réellement ennuyée. La principale raison concerne les personnages dont très sincèrement, je m’en bas les steaks. Je n’ai pas réussi à m’attacher à eux et je n’ai pas réussi à me projeter parmi eux et leurs doutes. Cela m’est totalement passé par-dessus la tête. D’autant plus que les personnages principaux semblent totalement dépassés par les évènements/l’histoire dans laquelle ils sont et du coup, moi aussi par cette lecture. D’ailleurs, je trouve cette lecture brouillonne par moment notamment avec ses histoires de complots (qui est qui, qui fait quoi, qui est impliqué dans qui/quoi ?), ce qui n’aide pas non plus à l’appréciation de ce roman.

En conclusion, je n’ai pas été séduite par la narration de Bleue comme une orange de Norman Spinrad alors que les thématiques abordées auraient pu me plaire.

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