Blade Runner / Les androïdes rêvent-ils de moutons électriques ? de Philip K. Dick

couv14256712J’ai enfin lu Les androïdes rêvent-ils de moutons électriques ? (aussi connu sous le nom de Blade Runner) de Philip K. Dick. Dans l’ensemble, j’ai trouvé ça intéressant, rapide à lire, mais mysogine sur les bords et ce n’est pas non plus la lecture de l’année.

Synopsis
Sur terre, quelques temps après l’holocauste nucléaire : les espèces animales ont quasiment disparues et certains humains, dit “spéciaux”, se sont mis à muter, voire à régresser. Rick Deckard est chasseur de prime. Il est chargé de démasquer et d’éliminer des Andys, des androïdes dont le séjour sur terre est illégal. Mais leur perfection est telle qu’il est quasiment impossible de les différencier des humains. Ils pourraient d’ailleurs être bien plus nombreux que prévu. Au point que Deckard finira par se demander s’il n’est pas lui-même une création artificielle dont les souvenirs auraient été implantés.Mais alors qu’est-ce qui différencie les humains des androïdes ? Peut-être cette capacité à utiliser la “boite à empathie”, qui les plonge dans le corps perpétuellement meurtri de Wilbur Mercer. Mercer qui pourrait bien s’avérer être un usurpateur…

Hormis la thématique Robots Androïdes VS Etre Humains qui est intéressante, bien que je préfère la version developpée par Isaac Asimov, ce n’est pas le roman de l’année ni une lecture inoubliable.

Dans ce roman, ce que distinguent les humains des robots est la présence d’empathie (notamment envers les animaux, eux-mêmes quasi entièrement disparus de la planète Terre suite à la catastrophe nucléaire). Pour tester l’empathie, des tests existent à partir des réponses/temps de latence à des questions en rapport avec les animaux.

Non seulement, on se rend compte que le teste est plus que bancale, notamment lorsqu’il est effectué chez des « jeunes » qui n’ont pas connus les animaux (autres qu’électriques), ne savent pas leurs noms et encore moins le monde avant guerre nucléaire. Mais en plus, dire qu’un humain est différent du robot car il a de l’empathie alors que ces mêmes humains utilisent des machines (boîtes à émotions) pour justement chercher à ressentir l’empathie et de la joie (citation du roman : « Aussitôt dans le salon, Iran alluma la boîte à empathie et une joie immense envahit son visage qui rayonna comme une lune à son premier croissant. »), c’est un peu se foutre de la Charité. Sans parler de l’histoire qui met en avant un aspect social entres robots, la présence d’empathie envers et entre robots et que les humains sont loin d’être empathique lorsque l’on voit le passé/guerre ayant eu lieu.

Hormis ça, que j’ai trouvé bien sympa, le reste ne m’a pas vraiment plus, comme les quelques phrases misogynes bien placées comme « « Mais, songea-t-il soudain, elle ne sait peut-être pas faire la cuisine. Tant pis, je ferai la tambouille pour deux. Et une fois que je lui aurai montré, elle aura envie d’en faire autant. C’est un instinct chez elles… » », et autres joyeusetés de femme à la maison.

Comme dit plus haut, je préfère les robots abordés par Asimov, ses robots, ses lois, son univers et ses romans/nouvelles, que celui-ci, bien qu’ici, ça reste intéressant tout de même. Je l’ai lu assez vite, c’est fini, je peux cocher « Blade Runner » dans la case des romans SF à lire absolument, et je peux passer à autres choses = ce n’est pas ma lecture du siècle.

Citation du livre :
« — Mais songez un peu à ceci, poursuivait Buster. Demandez-vous à quoi sert le mercerisme. S’il faut en croire ses innombrables tenants, le mercerisme permet la fusion… »

— C’est cette empathie, que possèdent les humains, dit Irmgard Baty.

« — … des hommes et des femmes de tout le système solaire en une seule et unique entité globale. Mais une entité gouvernable à volonté par la soi-disant parole télépathique de « Mercer ». Remarquez bien cela, je vous prie. Maintenant, imaginons un dictateur en herbe, un type du genre de Hitler… »

— Non, c’est cette histoire d’empathie, répéta Irmgard avec conviction. (Les poings serrés, elle se jeta à la rencontre d’Isidore, dans la coulisse.) N’est-ce pas, n’est-ce pas ? N’est-ce pas que c’est pour prouver que vous, les humains, êtes capables de faire quelque chose dont nous sommes incapables ? Parce que, s’il n’y avait pas cette histoire de Mercer, votre empathie, il faudrait y croire sur parole, non ? »

2 Comments

  1. Reply

    En gros, ce n’est pas le meilleur livre de l’auteur quoi !!

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